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Manifestation estudiantine à Toliara
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Manifestation estudiantine à Toliara
Un nouvel affrontement entre étudiants et forces de l’ordre avant-hier à Toliara. Des universitaires de Maninday, ne voulant pas passer la 2e session des examens, ont semé le désordre. Les forces de l’ordre sont intervenues. Deux étudiants ont été arrêtés. Une grève générale est lancée à l’université de Toliara. Au lieu d’assister à leur deuxième session, les étudiants sont descendus dans la rue. Deux des manifestants ont été arrêtés.
L’année universitaire est remise en question à Toliara. Les examens de la deuxième session n’ont pas pu avoir lieu, avant-hier , donc, comme prévu. Au lieu de remplir les salles, les candidats ont créé un tohu-bohu dans le campus de Maninday et au Centre universitaire annexe Cedratom. A la suite de l’intervention des forces de l’ordre, deux étudiants ont été arrêtés dans ce dernier complexe, situé dans le centre-ville. L’incident a été déclenché par les étudiants en géographie. Ils ont envahi les rues de Toliara depuis vendredi, brandissant des banderoles sur lesquelles ils dénoncent la nouvelle réorganisation du déroulement de la deuxième session.
Selon les explications fournies sur place, des critères du système Licence-maîtrise-doctorat (LMD) ont été appliqués dans la correction des examens. Ainsi, le total des notes a été remplacé par le système d’unités de valeur (UV), et les étudiants doivent avoir la moyenne sur chacune d’elles. “Seul un étudiant sur les 400 inscrits en première année d’études géographiques a été admis dès la première session, du fait de cette disposition. Comme nous n’acceptons pas cette mesure, nous avons décidé de ne pas passer les épreuves de la deuxième session”, explique un des leaders du mouvement estudiantin.
Cependant, le Pr Théodoret, président de l’université de Toliara, est resté ferme durant son intervention à la Radio télévision Soa Talily, lundi soir. “Aucun report des épreuves de la deuxième session n’est plus possible, pour ne pas perturber le calendrier universitaire et les allocations de bourses”, martèle-t-il. Après s’être réuni avec l’Organe mixte de conception de la province (OMC), il a ordonné la levée de la franchise universitaire pour protéger les étudiants qui veulent poursuivre leur examen. Mais la situation s’est envenimée le lendemain. Les grévistes ont bombardé de saletés les salles d’examen. Les forces de l’ordre ont voulu intervenir, mais les cris des étudiants les en ont empêchés.
Malgré les renforts, ils ont poursuivi leur manifestation, tout en scandant “que la présidence de l’université fait preuve de dictature. Nous refusons ce mépris que l’OMC et elle font preuve à notre égard”.
De nombreuses facultés dans les universités appliquent le système d’unités de valeur ou système d’UV, surtout au second cycle. L’UV est constituée par un regroupement de matières appelées modules. Dans le système d’UV, chaque étudiant doit avoir la moyenne des notes (10 sur 20) pour chaque UV, afin d’être admis à un niveau supérieur.
Cependant, si l’étudiant a raté une ou plusieurs UV durant une session, il peut comptabiliser les notes supérieures à dix, tout en s’efforçant de rattraper les autres qui l’ont empêché de réussir. En d’autres termes, seules les matières pour lesquelles l’étudiant n’a pas obtenu la moyenne doivent être repassées. Dans un cursus universitaire, les UV ont une validité de quatre sessions. De ce fait, un étudiant peut garder les bonnes notes pendant deux ans. Mais il est obligé de refaire les modules où la moyenne de ses notes est inférieure à 10.
<B> Fanja SAHOLIARISOA Francis RAMANANTSOA </B> © L’express de Madagascar</I>
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