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Malaise dans le secteur pharmaceutique
Le Pharmacy Board est dans la tourmente. Même certains de ses membres sont critiques. «Il est clair qu?une restructuration est exigée pour que nous soyons un régulateur plus efficace. A plusieurs niveaux, il y a des failles.»
Il estime que «le rapport du conseil économique et social (CES) publié la semaine dernière, a raison de dire que le Pharmacy Board est un bouledogue sans dents. Nous écrivons des lettres d?avertissement sans obliger les pharmaciens à payer des amendes en cas de fautes». Les sanctions tombent au compte-gouttes.
Pour pouvoir sanctionner, il faut encore que les inspections se fassent. Or, ce sont des responsables de pharmacies des hôpitaux qui s?occupent des inspections d?un grand nombre de pharmacies. Du coup, ce membre du board fait ressortir que les «inspections ne peuvent se faire de manière régulière. La Drug Squad, qui est une proposition faite depuis longtemps, est impérative. L?on ne peut plus fonctionner au petit bonheur».
Conséquence de ce manque d?organisation : des anomalies de prix. Des échantillons gratuits mis en vente, des médicaments de source inconnue vendus au même prix que ceux de marques établies?
Pour venir à la rescousse des patients, la State Trading Corporation avait envisagé d?importer une centaine de produits d?un fournisseur en Inde. Elle a eu le feu vert du Pharmacy Board pour l?enregistrement de ces produits. Toutefois, elle n?a pas encore obtenu son permis de wholesale pharmacy, n?ayant pas encore les structures nécessaires, notamment des pharmaciens. Mais ce projet semble être compromis.
Et les failles s?ajoutent. Le membre du Pharmacy Board donne un exemple frappant : un propriétaire de pharmacie, en l?absence de son pharmacien, fait une injection alors qu?il n?en a pas le droit. La patiente en meurt. Le Pharmacy Board ne prend aucune sanction, arguant qu?une enquête policière est en cours. En revanche, un autre pharmacien, absent du pays, et dont la pharmacie a fonctionné sans pharmacien, est sanctionné.
Ce membre est d?avis que la pharmacie qui a fauté sur l?injection aurait dû fermer en attendant la fin de l?enquête. «Une des solutions serait de ne donner des autorisations qu?à des pharmaciens pour ouvrir une pharmacie.»
Dans deux semaines, le rapport du CES devra faire l?objet de discussions lors de la réunion du régulateur.
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