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MAITEX 2012 : nouveaux créneaux, nouvelles implantations pour des opérateurs satisfaits
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MAITEX 2012 : nouveaux créneaux, nouvelles implantations pour des opérateurs satisfaits
La foire internationale MAITEX 2012 organisée par Entreprise Mauritius (EM) a été un franc succès à en croire les exposants mauriciens. Ils se disent confiants de l’arrivée prochaine de leurs produits dans des pays tels que l’Angola, l’Ethiopie, le Rwanda ou encore le Burundi.
La foire internationale Mauritius International Trade Exhibition (MAITEX) 2012 prend fin cette après-midi au centre Swami-Vivekananda. D’ores et déjà, les exposants mauriciens affichent la satisfaction et se disent confiants de pouvoir réussir une pénétration sur des nouveaux marchés que constituent des pays africains avec lesquels Maurice n’a eu que très peu de liens commerciaux, sinon aucun dans certains cas. Le Zanzibar, l’Ethiopie, le Rwanda, le Burundi et l’Angola offrent d’énormes possibilités que les producteurs mauriciens envisagent d’exploiter.
Les entreprises qui ont participé à la foire organisée par Entreprise Mauritius se disent prêtes à s’envoler vers de nouveaux horizons après une première prise de contact satisfaisante avec des acheteurs qui se sont déplacés à Maurice sur l’invitation de l’organisme dirigé par Amédée Darga.
A l’exemple d’Innodis. Qui a établi des contacts prometteurs avec des acheteurs du Burundi et de Zanzibar mais aussi des Comores. Des acheteurs qui ont même profité de leur présence à Maurice pour visiter les infrastructures de l’entreprise dont les dirigeants espèrent concrétiser les premiers contacts établis avec très bientôt des contrats en bonne et due forme pour l’exportation de poulets surgelés et de produits laitiers.
« Nous avons été les premiers à exporter du poulet surgelé vers l’Afrique. Nous savons que c’est possible et nous y croyons », explique Dora Canarapen, cadre chez Innodis.
Le producteur de poulet et de produits laitiers souhaite également exporter son savoir-faire vers les pays africains. Et là aussi, les premières prospections ont été très positives.
« D’ailleurs nous avons déjà proposé nos services techniques dans le domaine de l’agroalimentaire à des entreprises basées au Nigeria et en Angola », renchérit Dora Canarapen.
De la même manière, Moviprove Ltd, spécialiste de produits d’hygiène pour la maison, compte bientôt exporter ses produits vers le Burundi, les Comores et le Rwanda.
Le groupe Harel Mallac, qui a déjà de très bonnes assises en Afrique, a su profiter de son expérience pour tirer avantage de la foire MAITEX 2012. Désiré Tsang, Export and Business Development Manager chez Harel Mallac, est convaincu du potentiel africain. Il pense déjà à des visites de prospection où il compte aller à la rencontre des acheteurs qui ont démontré un intérêt pour les produits et services qu’offre son groupe.
« Les importateurs que j’ai rencontrés au cours de cette foire m’ont donné un aperçu du potentiel qu’offrent leurs pays respectifs. Il nous revient à présent de faire le suivi et de démontrer que nous sommes des fournisseurs sérieux. Entreprise Mauritius a fait son travail en emmenant jusqu’à nous les acheteurs. A nous maintenant de tirer avantage des possibilités qui nous sont offertes », soutient Désiré Tsang avec une certaine assurance.
Et qu’en est-il des difficultés qui attendent les opérateurs locaux sur ces nouveaux marchés ? Les responsables des exportateurs mauriciens ne semblent pas en faire grand cas. Certes, ils sont conscients des défis auxquels ils devront bientôt faire face, mais la confiance est de mise. Ils préfèrent mettre en avant les avantages qu’ils comptent exploiter. La qualité des produits et des services d’accompagnement ainsi que l’adaptabilité de nos entreprises, disent-ils, sont des atouts considérables pour nous mesurer à la concurrence de monstres comme la Chine et le Brésil qui sont déjà présents sur ces marchés.
« La concurrence n’est pas une nouveauté. Qu’importe où vous irez dans le monde ce sera un élément constant. Ce sera au niveau du marketing que cela se jouera. Nous misons non seulement sur la qualité mais aussi sur les relations à long terme que nous établissons avec nos clients », ajoute Désiré Tsang qui rappelle que la présence du groupe Harel Mallac sur le marché africain date de plusieurs décennies.
« On peut envisager de concurrencer le Brésil sur ces marchés en misant sur la qualité. Nous avons également la possibilité de retravailler nos produits à la demande de l’acheteur. Des produits qui sont tous déjà certifiés halal couplés d’une certification de qualité à plusieurs niveaux. Nous tablerons aussi sur la proximité avec notre marché » explique, pour sa part, Dora Canarapen.
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