Publicité
Mademoiselle chante le blues
A la place de Marie Luce Faron, beaucoup ne sauraient plus trop où donner de la voix, avec un tel emploi du temps, à faire la promotion de son spectacle, les répétitions, ses concerts dans les hôtels le soir et sa petite fille de trois ans, Leslie, qui adore se lever tôt. Mais Marie Luce est juste un peu déboussolée.
Fatiguée mais cool, ?pas cass la tet? pour rien au monde. Elle travaille depuis quatre semaines à son premier vrai spectacle sur une scène mauricienne.
Elle sera au Conservatoire François Mitterrand, le 7 septembre à 20 heures, accompagnée par des musiciens de rêve, Ernest Wiehe, Philippe Thomas, Noël Jean, Jallil Auckburaully, Kursley Pytambar et Clifford Boncoeur. Elle proposera un joli mélange de bossa, swing, blues, jazz, ballades, un répertoire qui réchauffera le c?ur des amateurs de jazz et des amoureux de belles voix.
« Je suis contente, car c?est ce que je voulais faire depuis longtemps», dit-elle assez simplement. A regarder l?année qu?elle vient de passer, le calme qu?elle affiche est assez exceptionnel. Il y a moins d?un an, on la découvrait seulement, lors du concert Jazz sous les Etoiles avec Ernest Wiehe. Elle participait au CD French Kiss, puis plus récemment au concert de la Fête de la Musique organisée par le Centre Charles Baudelaire. Aujourd?hui vedette, bien qu?elle n?aime pas cette appellation, elle est belle et bien celle que tout le monde veut entendre et voir chanter.
Elle garde la tête froide, garde la chaleur et l?émotion pour ses chansons et sa voix merveilleuse. Si ces rêves se réalisent, «c?est tant mieux». Peu l?importe, sauf chanter.
Un prochain rêve, aller en Amérique, voir New York, la Nouvelle Orléans, pourquoi pas Chicago. Pour les vacances ou pour travailler ? Les deux. Cela revient au même, l?essentiel étant le voyage et la découverte d?un pays aux mille visages, dont ceux tant célébrés des chanteuses de jazz, Sarah Vaughn, Billy Holliday, Betty Carter et aujourd?hui les Lee Ann Rimes, Diana Krall.
Sa fille Leslie, préfère peut-être Amel Bent, mais sait écouter le jazz et reconnaît d?oreille les morceaux préférés de sa maman. La relève ? A propos d?un éventuel album, suite logique de son rapide parcours, elle dit de la même manière, que si ça se fait ce sera bien, sinon pas «cass la tête».
Soudain, la voilà plus bavarde et explique en quelques mots sa philosophie. «Je n?aime pas prévoir les choses, on a souvent de mauvaises surprises. Moi, je laisse venir et les surprises sont meilleures». La grande surprise du public sera de la découvrir encore et encore durant près d?une heure trente de concert et peut-être de la voir sourire ou glisser un petit mot entre deux chansons. Mais, dit-elle, « c?est pas mon truc ça». On ne se cassera pas la tête pour autant et on appréciera quand même un concert qui s?annonce fabuleux.
Marie Luce Faron en concert au Conservatoire François Mitterrand, le 7 septembre, à 20 heures. Les billets sont en vente à Rs 250 plein tarif, Rs 200 adhérents Otayo et Rs 100 pour les enfants de moins de 12 ans et disponibles dans tous les points de ventes Otayo.
Publicité
Publicité
Les plus récents