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Médecins du privé : ?l?Etat ne peut fixer les honoraires?
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Médecins du privé : ?l?Etat ne peut fixer les honoraires?
Pourquoi chercher à contrôler les tarifs que pratiquent les médecins du privé en clinique quand ceux-ci ne sont ?pas chers? ? C?est l?argument de la Private Medical Practitioners? Association (PMPA). Ahdul Soreefan, vice-président, intervenait hier lors d?une rencontre des médecins du privé avec la presse.
Furieux de s?entendre dire que leurs coûts sont ?abusifs? en cliniques privées, les médecins ont tenu à comparer les prix payés dans d?autres pays (trois fois plus, selon eux), ainsi que les coûts d?intervention dans d?autres professions. Ils ont regretté qu?ils ne bénéficient pas d?un grand soutien de l?Etat, évoquent leurs difficultés financières, et ont tenté de justifier leurs tarifs .
Le président de la PMPA, Mohameed Issac Jowahir, souhaite une auto-régulation en matière de tarifs. Selon lui, si les autorités souhaitent les aider, les médecins favoriseraient un ? partenariat? Etat-privé.
Ramesh Bheenick, président sortant de l?association, estime qu??il n?est pas de l?intérêt des médecins de pratiquer des prix exorbitants?. Les autorités avaient proposé un barème pour lequel il n?y a pas eu consensus. Selon Ramesh Bheenick, il n?existe aucune disposition légale qui permet aux autorités de fixer les honoraires des médecins. ?Nous avons soumis des propositions à titre indicatif. Mais elles n?ont pas été retenues. Nous ne sommes pas non plus en faveur des barèmes proposés par les assurances?, précise-t-il.
Les médecins du privé rencontrent prochainement les autorités. Au coeur des discussions : les mesures dans le budget et la visite médicale aux personnes de plus de 75 ans. ?A plusieurs reprises, il a été question d?un projet de visite à domicile pour les personnes âgées, mais il n?a jamais abouti. Les médecins de l?Etat ne pourront pas, seuls, assurer ce service. Nous sommes disposés à offrir nos compétences?, soutient le Dr Jowahir.
En attendant la concrétisation de cette proposition, les médecins privés demandent certaines facilités qui leur permettront de mieux servir leur clientèle. Ils réclament, entre autres, un emolument relief sur les revenus et des prêts à conditions souples de la Banque de développement. Ces prêts seront destinés à l?achat d?équipements pour lesquels ils demandent aussi l?exemption de la TVA.
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