Publicité

L’annulation de l’Excise Duty estimé nécessaire

1 septembre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L’Excise Duty, taxe perçue par le gouvernement sur l’essence et le diesel devra-t-elle être annulée, du moins temporairement ? C’est la requête faite par l’ICP au gouvernement cette semaine afin d’éviter une nouvelle hausse des prix du carburant en octobre prochain.

Face à la flambée du prix du pétrole sur le marché mondial, les consommateurs sont de plus en plus inquiets. De leur côté, les opérateurs du transport public ne cachent pas leur désarroi. Le gouvernement reconnaît, par la voix même du Premier ministre, que le pays se trouve dans une situation de crise économique. En marge de la prochaine rencontre du Certification Committee, mis sur pied dans le cadre de la mise en application de l’Automatic Pricing Mechanism (APM), l’ICP demande au gouvernement de supprimer l’Excise Duty sur l’essence et le diesel. Cela évitera une nouvelle hausse du prix.

De plus, l’ICP demande un amendement de la section 7 de la Consumer Protection Regulations 2004 (Control of prices of petroleum product), relatives à la marge d’application possible de tout réajustement de prix. Il faut relever que l’Excise Duty est de l’ordre de Rs 9,80 sur chaque litre d’essence et de Rs 3 sur chaque litre de diesel. Dans le cas de l’essence, l’Excise Duty est de l’ordre de 145 % du prix qui est de Rs 6,75 le litre. Quant au diesel, l’Excise Duty est de 38 % du prix. L’ICP demande que cette taxe soit enlevée temporairement afin d’éviter une nouvelle hausse des prix des carburants.

Par ailleurs, il faut souligner que, selon la Government Notice (GN) 38 de 2004, connue sous l’appellation Consumer Protection Control of Price of Petroleum Products Regulations, des ajustements sur le prix au détail de l’essence et du mazout sont prévus dans une marge de 2,5 à 15 %. Cela implique que le taux maximal auquel une hausse peut être attribuée au consommateur est de 15 %. Or, l’ICP est d’avis que cette marge doit être revue, temporairement, à 10 % dans la situation de crise mondiale actuelle. Cela évitera aux consommateurs de faire les frais d’une hausse de plus de 10 %. L’ICP estime que l’APM, valable dans un contexte normal, doit être revu eu égard à la situation actuelle.

Publicité