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L?île aux mille roses

31 août 2003, 20:00

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Jyotee Burhooa, unefemme-entrepreneur de Pamplemousses est une battante. Aidée par sa famille, elle s?est lancée depuis environ deux ans, dans la culture des roses sous serre à Ilôt, ( à environ deux kilomètres de sa résidence) et aujourd?hui, elle récolte les fruits ou plutôt les fleurs de son labeur. Une véritable success story?

Jyotee, fille originaire de Goodlands est mariée à Suresh, de Pamplemousses, depuis une dizaine d?années. Elle dispose d?un terrain appartenant à ses beaux-parents et aidée de son époux et de ses beaux-parents, se lance dans la culture de roses sous serre. Elle souligne que c?est une grande première dans le Nord.

Comme son époux voyage beaucoup, il se rend en Inde, en Afrique du Sud et au Kenya, où il apprend tout de la culture des rosiers sous serre. Il épaulera sa femme dans la nouvelle entreprise.

Ainsi, Joytee identifie un terrain d?une superficie de près d?un arpent à Ilôt, où elle créé sa roseraie. Elle y investit quelque Rs 400 000. Dans un premier temps, elle importe 2 500 plants d?Afrique du Sud. ?Ce sont des variétés uniques à Maurice?, explique-t-elle. Dix-huit mois plus tard, elle agrandit son jardin et importe plus de 12 000 plants d?Allemagne. Un consultant allemand vient prodiguer des conseils sur la technique de la greffe.

Jyotee souligne que ses rosiers sont rarissimes. Récemment, elle en a fait venir de Hollande. Jyotee livre ses roses dans les hôtels et chez certains fleuristes. ?J?ai un marché garanti dans les établissements hôteliers et je reçois des commandes de fleuristes, surtout ceux de la capitale?. Elle envisage d?agrandir son jardin, une nouvelle fois et compte mettre en terre des chrysanthèmes, des gerberas et des glaïeuls.

Jyotee n?exporte pas ses roses, car elle trouve que la qualité de celles produites localement est inférieure à celles qu?on trouve sur le marché européen.

Mais, comme toute culture, les roses sont aussi vulnérables aux intempéries et aux maladies. A deux reprises, en raison de ces impondérables, elle a subi des pertes sèches.

Cultiver le talent

Souvent Jyoti et les deux ouvrières qu?elle emploie sont appelées à donner des conseils aux gens envoyés par le ministère de l?Agriculture. ?C?est vrai qu?on n?a pas envie de révéler toutes les techniques culturales à cause de la compétition, mais, comme il y a un soleil pour tout le monde, on essaie d?aider le maximum de gens?, dit-elle.

Les roses sont vendues en moyenne Rs 7 l?unité, dépendant de la longueur. Jyotee fait aussi des bouquets. Elle a suivi des cours chez Craft Academy, mais c?est sur le terrain, qu?elle a pu ? cultiver son talent. Faisant partie d?une association de femmes, elle reçoit souvent des commandes pour la décoration à l?occasion des fonctions organisées par le ministère de la Femme. Des fois, elle est sollicitée pour des mariages et des fiançailles.

Elle a été récompensée récemment par un award du ministère.

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