Publicité

L?éruption hésitante du Futuroscope

20 juillet 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Offrir à la Réunion son premier parc d?attractions thématique, André Thien-Ah-Koon l?a rêvé, Didier Robert espère le réaliser. Huit ans après la genèse du projet, le Parc du Volcan en est à une étape cruciale.

Si les études de marché et le programme des travaux sont d?ores et déjà bouclés, la question du financement dans le cadre du programme régional européen 2007-2013 restera en suspens jusqu?à la fin de l?année.

Dotée d?un parc d?attractions aux allures de Futuroscope, la Plaine-des-Cafres pourrait enfin devenir un pôle économique crucial à la Réunion. C?est du moins ce que semble annoncer Daniel Bulliard, qui collabore au projet de Parc du Volcan de la mairie du Tampon. L?homme parle en connaissance de cause puisqu?il a dirigé pendant de nombreuses années le Futuroscope de Poitiers. Seulement voilà, la commune du Tampon n?a pas forcément les moyens de ses prétentions. Le coût prévu du parc a d?ailleurs été revu à la baisse depuis la genèse du projet en 1998. De 65 millions d?euros, le budget est passé à 46, en ?optimisant le programme?, selon Daniel Bulliard. Si les quelque cinquante hectares du Parc se trouvent légèrement amputés du point de vue des attractions, le terrain restant permettra aux futurs investisseurs privés de développer les capacités d?hébergement de la Plaine-des-Cafres. Pour la mairie du Tampon, ce projet s?inscrit dans une politique de développement économique et social des hauts de la Réunion.

Du point de vue économique, l?attractivité escomptée de ce Parc permettrait un essor considérable du tourisme efficace, c?est-à-dire lucratif. ?Le but de ce projet, c?est de faire en sorte que les gens ne passent plus seulement à la Plaine-des-Cafres, mais qu?ils s?y arrêtent, voire qu?ils y séjournent?, précise Daniel Bulliard. La recette est simple : prenez d?abord deux salles de cinéma à capacité impressionnante, l?une consacrée au cinéma dynamique, l?autre avec un écran de 300 m2, qui projetteront des films à thèmes variables au fil du temps. Ajoutez-y des attractions de plein air pour les amateurs de sensations fortes. Parsemez ensuite de spectacles vivants, d?une aire de pique-nique et d?un restaurant au bord d?un lac. Terminez par un spectacle à la tombée de la nuit sur ce même lac qui allie son, lumière et eau. La journée est passée sans que personne n?ait eu le temps de s?ennuyer. Une perspective pour le moins divertissante pour un parc qui devrait accueillir selon les études de marché quelque 200 000 visiteurs à l?année, dont 80 % de Réunionnais. Si le début des travaux est prévu pour 2007 et l?ouverture du parc en septembre 2009, ce n?est pourtant qu?à la fin de cette année que la mairie du Tampon sera fixée sur l?avenir de son projet. Car sur les 46 millions d?euros de budget, environ 26 millions d?euros de subventions sont espérés dans le cadre du Programme régional européen 2007-2013.

<B>Gwen Choudar</B>

<B>La fête Guan Di à Saint-Paul</B>

Sous le titre ?Noms de famille et appellations des liens de parenté?, un recueil d?une quarantaine de pages répertorie les quarante noms de familles chinoises couramment utilisés à la Réunion, leur histoire, leur importance dans la présentation de chaque individu, la manière de se nommer ainsi que les règles de l?appellation des différents membres d?une famille, les uns par rapport aux autres, génération après génération, le tout présenté avec précision et clarté. C?est Maxime Chane Woon Ming qui a pour mission de présenter ce document précis de la tradition chinoise dont l?écriture et les recherches auxquelles il a participé ont été supervisées par Mme Wang Tai Yi, ancien professeur de mandarin au Taipei Language Institute. Si en Chine, on dénombre plus de 22 000 noms au sein des 55 ethnies, les noms chinois à la Réunion sont peu nombreux et certains pourront s?étonner de constater que leur nom corresponde à la transcription phonétique du prénom de leur père, indiquant que, à leur arrivée, les Chinois ont déclaré l?ensemble prénom-nom comme patronyme, d?où la fréquence des noms composés à trois éléments comme le sien Chane Woon Ming. Des noms venus de Canton et de Meixian, terres d?origines des Réunionnais de tradition Han avec quelque 3 500 noms dont la majorité est formée d?un seul caractère. ?Les noms de famille chinois sont formés selon des règles précises?, explique notre guide qui précise que l?empereur se devait de porter le nom du pays, les notables celui que leur donnait le souverain, ou le nom de leur fonction, les gens du peuple portant le nom de l?endroit géographique de leur résidence, le nom d?une lignée de frères ou encore celui d?un métier. à la Réunion, la transcription phonétique des données listées soit en cantonnais, soit en hakka expliquent que pour un même caractère graphique il puisse y avoir plusieurs traductions. Ici, les noms les plus fréquents sont les Chen, Liu et Li, explique encore maxime Chane Woon Ming en notant que tout un chapitre de son livre est réservé à la manière de présenter les noms chinois. ?Un Chinois peut être capable de tracer et d?identifier les caractères qui forment son nom sans pour autant savoir lire et écrire. à un caractère correspond un mot, avec son sens, et sa prononciation.? Reste les fameux tableaux d?appellation pour chaque membre d?une famille : ?Tout Chinois a une place spéciale dans la hiérarchie familiale et qu?il soit homme, femme, fils, frère, grand-père, petite fille, nièce, tante paternelle ou oncle maternel, il est nommé et nomme ses parents de façon particulière. Ainsi un Chinois appelé ?di di? est forcément un frère cadet, de même qu?une grand-mère appelée ?nai nai? est forcément une aïeule paternelle car elle s?appellerait ?wai po? si elle était une grand-mère maternelle, etc.? Toutes choses qui se transmettent dans les bonnes familles chinoises et qui peuvent s?apprendre dans cet ouvrage très complet.

?Nom de famille, appellations des liens de parenté? se vend à 15 euros. Il est édité par l?amicale de l?école franco-chinoise de Saint-Paul.

Publicité