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L?équipage de l?«Ouma» sauf
Les gardes-côtes ont eu l?information à la mi-journée, hier : les pêcheurs qui étaient à bord de l?Ouma sont sains et saufs. C?est un navire cargo norvégien, le Morning Rose, qui aurait envoyé le message au port. Ce navire, qui faisait route vers Singapour, a fait demi-tour pour se rendre dans la région où se trouvait le petit bateau de pêche.
Il semblerait que lorsque le Morning Rose a repéré l?Ouma hier à la mi-journée, l?équipage de l?Ouma a été invité à monter à bord. Mais des six marins, seuls quatre seraient montés. Les deux autres, soit Preetamsingh Unnuth et Antoine José Capiron, auraient choisi de rester à bord de l?Ouma afin de le man?uvrer.
C?est un autre bateau de pêche mauricien, l?Ouvea, qui doit se charger de remorquer l?Ouma. Hier, dans la soirée, il se trouvait à 75 miles nautiques de l?Ouma et devrait rejoindre les deux marins à bord de l?Ouma à 3 heures, ce matin. L?Ouma, qui aurait des problèmes de moteur et de batterie, devrait être remorqué jusqu?à l?île de St-Brandon.
Le bateau Ouma, long de 14,5 mètres, avait quitté Port-Louis pour une campagne de pêche le 16 janvier. Mardi, les pêcheurs avaient envoyé un signal de détresse alors qu?ils se trouvaient au sud de St-Brandon. Ils étaient alors à 45 miles nautiques de Gula, le cyclone qui menaçait nos côtes. Les gardes-côtes devaient ensuite perdre tout contact avec les marins. Ce n?est que mercredi, en début d?après-midi, qu?un nouveau signal de détresse avait été capté.
C?est ce signal de détresse qui a orienté les recherches des différents bateaux partis au secours de l?Ouma. Ce bateau, propriété de Vijay Unnuth, était parti en campagne de pêche dans les environs de St-Brandon. A son bord se trouvaient Preetamsingh Unnuth, le fils du propriétaire, Jean Alain Flore, Antoine José Capiron, Michel Klen Gullemin, Ivan Nicolas Mario et Raj Bhoobun. Ivan Mario était le seul pour qui cette sortie était une première. Tous les autres sont des pêcheurs aguerris.
Jean-Lou Capiron, fils d?Antoine Capiron, nous racontait mercredi que c?est son père qui avait recruté le reste de l?équipage. Etant le doyen de l?équipage, il connaissait bon nombre de pêcheurs. «Ils ont choisi de travailler en mer parce que cela leur permet de mieux gagner leur vie.» Jean-Lou ne s?expliquait pas, alors, le fait que son père ait pu être pris dans le cyclone.
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