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L?énigme dollar
Les questions les plus fréquemment posées aux intervenants du monde financier concernent les devises et notamment, à Maurice, l?évolution de la parité roupie-dollar et dollar-euro. Ce sont aussi les questions auxquelles il est le plus difficile de répondre : l?offre et la demande fixant les prix, qui peut sincèrement comprendre, maîtriser et anticiper un domaine où sont échangés plusieurs milliards chaque seconde ?
Le dollar est non seulement la devise de l?économie des Etats-Unis, soit la plus puissante au monde, mais également la devise de référence pour de nombreux pays, même si le nom diffère, comme c?est le cas de la Chine, ou encore la devise qui est utilisée pour évaluer les cours des matières premières, en premier lieu le pétrole. Le dollar est aussi la devise utilisée pour fixer les prix de la majorité des échanges commerciaux.
Pour anticiper l?offre et la demande de dollars, il faut analyser de multiples éléments, tels que les comptes courants et les balances commerciales des USA avec les grands pays économiques, le déficit budgétaire américain, l?inflation, la croissance en Amérique mais aussi comparativement au reste du monde, la sous ou sur-capacité des industries américaines, la dureté ou la douceur de l?hiver dans les pays développés, la demande et l?offre en matières premières en général, la personnalité des membres de la Banque fédérale américaine et le pourcentage de chances qu?ils décident d?augmenter ou de baisser les taux d?intérêt et j?en oublie des dizaines.
Une remarque : les propos des ministres des Finances ou autres officiels des pays comme ceux du G7, soit les pays traditionnellement les plus puissants économiquement, sont maintenant presque totalement ignorés par les marchés et n?ont plus aucun impact sur l?évolution des devises.
Une certitude : le dollar est aujourd?hui dans un cycle long de baisse, ayant perdu 50 % par rapport à l?euro depuis juillet 2001 et même 50 % par rapport au dollar canadien depuis juillet 2002. Ces cycles longs durent historiquement entre trois et cinq ans. Toutefois, à court terme, la volatilité est importante.
En conséquence, toute personne ou société ayant des liquidités non disposées à être investies, c?est-à-dire bloquées pour au moins trois ans, pourrait éventuellement prendre le risque de vendre ses dollars pour acheter des devises plus fortes actuellement, qui sont généralement celles qui offrent des taux d?intérêt supérieurs. Dans ce cas, il faut aussi tenir compte des frais, soit du pourcentage entre le cours d?achat et de vente de la devise.
Par contre, toute entité souhaitant investir à long terme et donc ne pouvant se permettre de changer son allocation de devises du jour au lendemain devrait plutôt ignorer les mouvements sur les devises, trop imprévisibles, et surtout se concentrer sur la performance de l?investissement dans la devise de référence.
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