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L?Égypte veut ses vestiges
Retournera, retournera pas ? Néfertiti est en Allemagne de-puis 1923. La Pierre de Rosette est, quant à elle, installée à Londres et se laisse admirer par 5 millions de personnes chaque année. Mais voilà, l?Égypte ne l?entend plus du tout de cette oreille et réclame ses vestiges archéologiques. Ils sont nombreux à avoir été pillés durant l?époque coloniale, et à être exposés aujourd?hui dans plusieurs musées du monde.
Il y a, par exemple, le buste polychrome de Néfertiti (photo), l?une des plus célèbres reines de l?Égypte antique, et épouse du pharaon Akhénaton, découvert en 1912 par un archéologue allemand et acheminé à Berlin en 1923.
La Pierre de Rosette, fragment d?une stèle en granit noir, a été découverte en août 1799 par les troupes françaises lors de la campagne de Napoléon Bonaparte en Égypte. Elle revint aux Anglais victorieux lors de la capitulation de 1801, et est exposée, depuis 1802, au British Museum de Londres. D?autres trésors égyptiens se trouvent au Louvre de Paris et au musée de Boston.
Évidemment, du côté des musées il n?est pas question de se séparer des trésors égyptiens. Il faut dire que la Grèce s?efforce depuis des décennies de récupérer les marbres d?Elgin, frise du Parthénon vendue au xixe siècle par Lord Elgin au British Museum, mais en vain.
Déjà en 2003, le British Museum avait refusé de prêter momentanément la Pierre de Rosette à l?Égypte. L?Unesco servirait de médiateur entre Le Caire et les cinq musées concernés. Retournera, retournera pas? la guerre est ouverte. Et la route risque d?être longue avant que ces témoins de l?histoire ne regagnent leur patrie.
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