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L?Église se donne deux mois pour finaliser ses options
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L?Église se donne deux mois pour finaliser ses options
LA RÉFLEXION lancée par l?Eglise sur l?avenir de ses collèges est bien entamée. Le Bureau de l?éducation catholique (BEC) se fixe comme objectif de faire connaître ses décisions au mois de mai. Face à cette échéance, ses responsables mettent les bouchées doubles pour recueillir le maximum de propositions.
De nombreuses spéculations ont circulé, ces jours-ci, sur les décisions qu?aurait déjà prises l?Eglise catholique après le jugement du Privy Council. Le directeur du BEC, le père Hervé de St Pern coupe court à la rumeur. ?Nous voulons écouter tout le monde. Le BEC souhaiterait dire de façon définitive son projet pour ses collèges.?
Les responsables des collèges catholiques commencent à établir le planning de la prochaine année scolaire au mois de mai. Ainsi sont décidés l?introduction des nouvelles matières et leurs implications, le recrutement du personnel, le renouvellement des équipements pédagogiques ou encore les travaux de rénovation. C?est aussi la période de la préparation du budget pour la prochaine année financière. ?Les écoles doivent soumettre à la Private Secondary Schools Authority au mois de juin au plus tard leurs demandes pour la prochaine année scolaire?, explique un recteur.
Lettre aux enseignants
En mai donc, le BEC fera connaître ses différentes options pour continuer à oeuvrer dans l?éducation secondaire. Il donnera les détails sur leur mise en pratique et sur les moyens dont il aura besoin. Le BEC veut éviter une rentrée 2005 dans le cafouillage.
Les autorités catholiques se sont engagées dans une consultation élargie et bien structurée. Le BEC sollicite aussi l?avis des professionnels du secteur privé engagés dans divers domaines.
Dans une lettre adressée au personnel enseignant, le BEC invite celui-ci à engager une discussion collective. Il lui demande de répondre à trois questions précises: (i) quel devrait être le service offert dans les collèges catholiques dans le contexte actuel de Maurice; (ii) qui admettre dans ces collèges et (iii) comment les admettre et d?après quels critères.
Les enseignants ont jusqu?à lundi prochain pour faire connaître leurs réponses. Mais déjà certains hésitent avant de répondre : ?Il y a trop de flou.? Ils veulent d?abord connaître les perspectives pour le secteur et quelles en seraient les implications pour les profs. A la suite des doléances de ses membres, la Secondary and Preparatory Schools Teachers & Other Staff Union a adressé une lettre hier matin à la direction du BEC lui demandant de reporter l?exercice de réflexion. ?Même si nous sommes d?avis que cette réflexion s?avère des plus nécessaires, il est évident qu?elle ne peut avoir lieu qu?à partir du moment où les implications de chaque cas de figure ont été, au préalable, discutées et évaluées?, écrit le syndicat. Ses dirigeants sont d?avis que le BEC peut leur donner une première indication des différentes options bien avant mai. Ce qui leur permettrait d?engager la discussion avec leurs membres le plus tôt possible.
La direction du BEC répond qu?elle procède d?une manière démocratique et souligne que les enseignants sont ?libres? d?exprimer leurs opinions et sont aussi ?libres? de ne pas le faire.
Les recteurs profiteront de la prochaine assemblée générale annuelle de la Roman Catholic Secondary Schools Union fixée pour le 24 février, pour discuter de l?avenir de leurs collèges. Cette question sera certainement à l?ordre du jour de la prochaine réunion des managers prévue pour vendredi après-midi.
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