Publicité

L?éclectique Ridley Scott

11 décembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Réalisateur </B>et producteur britannique, Ridley Scott (voir ci-contre, Les Associés) naît en 1939 à South Shields, en Grande-Bretagne. Il passe son enfance à Londres, au Pays de Galles, en République fédérale allemande et, finalement, à Stockton-on-Tees, dans le Nord-Est de l?Angleterre. Il manifeste un intérêt précoce pour le dessin et, de fait, encouragé par ses parents, s?oriente vers une carrière artistique. Il étudie les arts plastiques au West Hartpool College of Art, puis au Royal College of Art de Londres. Au cours de cette dernière période, il suit également des cours de cinéma et tourne un court métrage en 16 mm, Boy on a bicycle, qu?interprètent son père et son frère cadet Tony, le futur réalisateur de Top Gun et du Dernier Samaritain.

Au début des années soixante, il intègre la British Broadcasting Corporation et devient réalisateur d?une série policière très populaire sur la BBC, Z Cars (1962). Il est également chef décorateur sur deux séries de science-fiction ? Out of the unknown (1965) et R3 (1964) ?, et devient l?un des réalisateurs télé les plus inventifs des années soixante-dix.

C?est en 1977 qu?il fait son passage au grand écran avec Les Duellistes, un drame historique dans lequel deux lieutenants de l?armée napoléonienne (Keith Carradine et Harvey Keitel) se combattent régulièrement en duel. Ce long métrage obtient le Prix du Jury pour un premier film au Festival de Cannes, une récompense qui annonce un talent très prometteur. Ridley Scott impose alors son sens aigu de la lumière et imprègne ses films suivants d?une atmosphère particulièrement brumeuse et froide.

Il enchaîne alors deux longs métrages de science-fiction élevés au rang de films-culte : Alien, le huitième passager (1979), où Sigourney Weaver se trouve confrontée à un abominable extraterrestre, et Blade runner (1982), où Harrison Ford incarne un chasseur de primes traquant des Replicants. Pour ce film, le cinéaste affronte ses producteurs et se voit contraint de rajouter une voix off explicative et une fin plus optimiste.

Malgré ce parcours sans faute, Ridley Scott connaît en 1985 son premier échec commercial avec Legend, un conte de fées à résonance celtique interprété par Tom Cruise. Il enchaîne alors deux polars très réussis : Traquée (1987), où Tom Berenger s?éprend de la richissime femme (Mimi Rogers) dont il doit assurer la protection, et Black Rain (1988), où Michael Douglas incarne un flic tenace face à un dangereux yakusa.

En 1991, Ridley Scott obtient un triomphe public et critique pour Thelma et Louise, un road movie mené tambour battant par Susan Sarandon et Geena Davis. Ce film se trouve nominé à six reprises aux Oscars, notamment dans la catégorie Meilleur réalisateur. La décennie 90 va toutefois être marquée par quelques déconvenues pour le réalisateur : ni 1492 : Christophe Colomb (1992), ni Lame de fond (1996) et ni A Armes égales (1997) n?obtiennent les faveurs de la critique et du public. Ridley Scott retourne alors à la production avec la série télévisée The Hunger (1997), adaptée des Prédateurs, film réalisé par son frère Tony en 1983.

En 2000, il renoue avec le succès grâce au péplum Gladiator, qui vaut à Russell Crowe l?Oscar du Meilleur acteur. Croulant à nouveau sous les projets, Ridley Scott dirige Julianne Moore en Clarice Starling dans Hannibal (2001), la suite du Silence des agneaux. Changeant de registre, il met en scène le violent et réaliste La chute du faucon noir (2002), basé sur la bataille de Mogadiscio en octobre 1993. Ce véritable ?touche à tout? du cinéma enchaîne alors avec la réalisation des Associés, une comédie dramatique sur fond d?arnaques et d?escroqueries avec Nicolas Cage et Sam Rockwell dans les rôles principaux. (Allo Ciné).

<B>Extrait d?une interview de Ridley Scott et des deux acteurs principaux du film ?Les associés?, Alison Lohman et Sam Rockwell, publiée par ?Monsieur Cinéma?</B>

<B> Alison Lohman et Sam Rockwell, comment avez-vous vécu le tournage de ?Les Associés?. Que pensez-vous de Ridley Scott?</B>

Alison Lohman : Sur le plateau, Ridley sait exactement ce qu?il veut. Son regard suffit à comprendre ses attentes, et du coup j?avais vraiment très peur de le décevoir. Mais la pression qui se dégage reste positive. Il est très autoritaire mais n?est pas là à crier sur tout le monde. J?ai dû le convaincre que je pouvais jouer le rôle d?une fille très jeune. Quand je suis arrivée pour l?audition, Ridley croyait que j?avais 14 ans. J?ai tenté le coup en cachant mon âge. Je m?étais dit que si j?arrivais à le convaincre, c?est que je méritais le rôle. Mais je n?ai pas pu lui mentir très longtemps!

Sam Rockwell : J?ai une grande admiration pour Ridley. Il s?améliore de film en film et devient une vraie légende. Il est de plus en plus inspiré, comme un grand peintre ou un compositeur. Il est capable de changer de genre très facilement. Par exemple, il a carrément transcendé la science-fiction. Pour moi, Alien est tout simplement un chef-d??uvre. Ce que j?aime chez lui, c?est qu?en plus d?avoir un univers visuel remarquable, il accorde aussi beaucoup d?importance aux acteurs et à la performance.

<B>Ridley Scott, comme le dit Sam Rockwell, votre filmographie est très éclectique. Quel lien peut-on faire entre tous vos films ?</B>

Ridley Scott : Je ne pense pas qu?il y ait vraiment de lien à faire. A chaque fois que je m?engage sur un projet, je repars de zéro et cherche à faire quelque chose de nouveau. J?aime bien goûter à tous les styles, même si par exemple je n?ai pas encore réalisé de western ou de comédie musicale. C?esc un peu mon leitmotiv : changer en permanence...

Publicité