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L?oublié du développement ?
Terrain de volley-ball en piteux état, manque d?autobus? Edley Parmessur a reçu d?innombrables doléances depuis qu?il est président de Poudre-D?Or. Mais les autorités font la sourde oreille?
Lorsqu?il a été élu président de Poudre-d?Or en juin 2003, Edley Parmessur croyait pouvoir aider au développement du village. Il était sûr de pouvoir compter sur la collaboration des ministres, députés, secrétaires parlementaires privés, le président du conseil des districts ou encore des sponsors. Presque un an après, il ne se fait plus d?illusions. Etre président d?un village, c?est être monsieur Tout-le-monde. On n?a aucun pouvoir pour aider à l?amélioration du village.
Pourtant, dès sa nomination, Edley Parmessur a voulu imposer un style propre à lui. Il a fait placarder des avis pour inviter les gens à le rencontrer chaque mardi et jeudi après-midi. Si plusieurs personnes sont venues lui présenter leurs doléances, il n?a malheureusement pu faire grand chose. Ceux qu?il a contactés n?ont pas réagi.
Ce ne sont pas les problèmes qui manquent à Poudre-d?Or, affirme Edley Parmessur. Sans hésitation aucune, il parodie le refrain du séga de Michel Legris pour avancer que ?bien malere se ki res dan Poudre-d?Or?. Pour lui, Poudre-d?Or est sans doute l?unique village où les footballeurs doivent aller sur la rue jouxtant le terrain de football pour tirer un corner! Et les tracés y sont bel et bien ! Pourtant, le village a produit des footballeurs qui ont brillé sur le plan national. Le problème a même fait l?objet d?une question parlementaire. De plus, le terrain de volley-ball ne peut être utilisé et le village ne dispose pas de boulodrome.
Crainte de malaria
A la route Bois-d?Oiseaux, où habitent environ 400 personnes, il y a des arrêts d?autobus mais? point d?autobus. Pourtant des promesses ont été faites pour que des autobus individuels desservent cette rue. En attendant, les gens doivent parcourir jusqu?à deux kilomètres à pied pour prendre l?autobus.
Edley Parmessur craint, en outre, que la malaria ne fasse son apparition dans le village. L?eau du ruisseau qui passe derrière le poste de police est stagnante car elle est bloquée par des bouteilles en plastique et autres détritus. Le ruisseau est donc infesté de moustiques. La route, qui est à côté, constitue également un danger. Inondée quand il y a de grosses averses, elle a provoqué des accidents, dont deux fatals ces dernières années.
Reconnaître la route principale s?avère, par ailleurs, être un véritable casse-tête. Ceux qui se dirigent vers Poudre-d?Or rarement doivent donc faire preuve de beaucoup d?attention. Des solutions simples auraient pourtant pu être trouvées. Edley Parmessur affirme que la National Development Unit n?a jamais été présente à Poudre-d?Or. ?Quand il s?agit d?avoir des points de lumière, nous devons presque demander la charité !?
Pour Edley Parmessur, Poudre-D?Or est un ?village oublié?. Pourtant, ses habitants méritent qu?on les écoutent. La solidarité et la tolérance qui règnent au village contribuent largement à sa beauté.
Le président du village souligne d?ailleurs qu?il n?y a eu aucun dérapage lors des émeutes de février 99 : pas une seule poubelle détruite ! Il espère que leurs demandes soient prises en considération.
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