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Loterie : Intralot conteste le choix de Lototech
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Loterie : Intralot conteste le choix de Lototech
Il s?est senti bafoué et a qualifié l?exercice de sélection de la compagnie devant dorénavant s?occuper de la loterie nationale d?illégal, injuste et déraisonnable. Antonios Katsaounis, un Grec représentant la compagnie Intralot (Mauritius), a donc rédigé un affidavit y relatif. L?affaire a été portée devant la Cour suprême. Le plaignant a demandé au juge en référé d?émettre un ordre d?injonction interdisant à la Gambling Regulatory Authority, à la State Investment Corporation (SIC) et à l?Etat de porter leur choix sur Lototech, autre soumissionnaire qui a obtenu le contrat.
La motion a été appelée hier devant le juge Bushan Domah, siégeant en référé. Me Subash Lallah, qui représente la SIC, compte déposer un contre-affidavit pour répondre aux arguments avancés par Intralot. L?affaire a été renvoyée à lundi.
Dans son affidavit, Antonios Katsaounis écrit qu?il considère que la façon dont la présentation du projet est organisée sent le favoritisme et est à son détriment. Il a aussi critiqué toute la procédure de sélection, estimant que l?impartialité et l?équité manquaient et qu?il n?y avait pas de level playing field entre les soumissionnaires.
Intralot a soumis son offre le 12 mai 2008 à la SIC. Il y avait cinq soumissionnaires. La SIC écrit à Intralot, l?invitant pour la présentation de son projet au comité d?évaluation. Elle aurait aussi rassuré le plaignant que toutes les procédures seraient suivies de façon juste et impartiale.
Evaluation</B>
Le comité d?évaluation était composé de Jean Noël Wong de la firme Deloitte-Kemp Chatteris, David Cass, Garen Kistnassamy, Gordon Tse et Govind Koolwant. Le 15 juillet, le board de la SIC fait son choix : ce sera Lototech. La décision est communiquée à Intralot le 21 juillet. Celle-ci devait s?en plaindre dans une lettre à la SIC en date du 8 août, où le manque de transparence dans la procédure de sélection est évoqué. Mais Intralot ne reçoit aucune réponse.
Intralot précise que Lototech n?a pas eu à passer par l?exercice de présélection contrairement aux autres soumissionnaires. Et d?ajouter que la firme Deloitte, connu comme Deloitte and Touche et Kemp Chatteris se chargerait de l?audit de Gamma Civic et que cette dernière est partenaire majoritaire dans le consortium de Lototech.
Intralot soutient, du reste, que les membres du comité d?évaluation de la SIC sont tous de la firme Deloitte et qu?ils n?auraient révélé, à aucun moment, leur lien avec Deloitte aux soumissionnaires. Cela constitue, selon le plaignant, une sérieuse irrégularité qui aurait rendu la procédure de sélection injuste et discriminatoire. Il estime ainsi que ses droits et ceux des autres soumissionnaires ont été bafoués.
PARTENARIAT
<B>Le groupe Roland Maurel se sépare d?Intralot</B>
■ Le groupe Roland Maurel n?a désormais rien à faire avec «Intralot Mauritius». Il a vendu toutes les actions qu?il avait dans cette compagnie. «Nous ne sommes plus partie prenante de Intralot Mauritius», a confirmé hier à «l?express» Roland Maurel, pdg du groupe portant son nom.
«Intralot Mauritius» regroupait, à son incorporation, le géant «Intralot SA» et le groupe mauricien Roland Maurel. Spécialisée dans l?infrastructure liée à l?organisation du loto, «Intralot», compagnie grecque, est présente dans une quarantaine de pays. Quant à la SIC, elle avait l?intention de lancer le loto national en décembre, mais «Intralot Mauritius» est venu jouer les trouble-fêtes.
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