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Liquidité et volatilité
En 2003, les réserves accumulées par les Banques centrales ont progressé plus vite que le déficit des comptes courants américains. La politique de taux d?intérêt très bas de la FED a encouragé le monde entier à s?endetter.
Cette situation a commencé à s?inverser : le déficit des comptes courants américains s?est considérablement réduit au cours des deux derniers mois. Les marchés financiers anticipent une hausse des taux d?intérêt et presque plus personne ne s?endette.
La volonté des investisseurs de prendre des risques a, depuis un mois et demi, disparu. Ceci en dépit des excellents résultats publiés par les sociétés cotées en Bourse, aux Etats-Unis et en Europe. Pourquoi ? Car la liquidité, abondante jusqu?en mars, fait maintenant défaut.
Outre les rendements en hausse sur les obligations, la hausse du prix du pétrole est également responsable de l?absorption des liquidités. Les stocks de pétrole valent beaucoup plus cher et une grande partie de l?épargne est canalisée vers le pétrole.
En marge de la hausse du pétrole, l?inflation mondiale est en progression. L?Asie par exemple, qui freinait jusqu?à peu l?inflation mondiale, est devenue une zone inflationniste.
Quelles conséquences ces changements ont-ils sur les marchés financiers ?
Dans un souci de réduire les risques et l?argent se faisant beaucoup plus rare, les investisseurs font beaucoup plus attention à la valeur intrinsèque des investissements qu?ils sélectionnent.
Ils évitent les actifs qui sont affectés par la hausse des prix du pétrole (exemples : compagnies aériennes, industries, obligations émises par les pays importateurs de pétrole) ou par les hausses de taux d?intérêt (exemples : banques, immobilier).
Les investisseurs apprécient par contre les actions liées à des secteurs en croissance, non cycliques : les plus intéressantes sont celles des multinationales américaines qui, après avoir ?nettoyé? leur bilan au cours des trois dernières années, se sont bien positionnées en Asie et profitent ainsi de taux de croissance supérieurs à la moyenne mondiale.
Dans tous les cas, ces investissements sont analysés sur le moyen et long terme. A court terme, la volatilité des marchés financiers a toutes les chances de rester extrêmement forte.
<B>Vos commentaires sont les bienvenus :
<B>stephane.henry @premiumasset.com</B>
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