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Linzy Bacbotte : respiration artificielle

8 septembre 2008, 00:00

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Elle était attendue au tournant. Son défi : pas seulement renouveler l?expérience réussie du premier concert en avril, mais surtout remplir la salle de concert du Swami Vivekananda à Pailles. Linzy Bacbotte ( photo, avec sa fille Solena) n?y est parvenue qu?à moitié. Mais ne nous arrêtons pas à la question d?affluence ? dans une salle à moitié remplie ? mais plutôt sur les choix, pas toujours judicieux de la chanteuse. Profiter du capital sympathie de Bruno Julie, c?est une chose. Mais quand il monte sur scène au milieu de la chanson «Bats-toi», on ne peut ignorer la man?uvre de récupération. Vouloir montrer que l?on est très entourée par sa famille, c?est une chose. Mais imposer l?anniversaire de sa cousine anonyme au public, citer son cousin danseur et chorégraphe, sa tante couturière, le mariage auquel on a été invité, même si cela part d?une bonne intention, cela ne parle pas forcément au grand public. Pleurer encore un fois pendant la chanson «Solena», surtout après l?avoir fait lors du précédent concert, sans compter que Linzy Bacbotte a dû répéter cette chanson un nombre incalculable de fois, c?est bien aussi. Pouvoir garder intacte cette vague d?émotion qui vous submerge même à la vingtième fois, c?est fort. Que dire enfin, sinon que pour ce qui est de ses invités, Linzy Bacbotte a eu du flair : Gina Jean-Charles, Vincent Brasse, Annick Clarisse.

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