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L?intransigeance des uns, l?inquiétude des autres

7 mai 2006, 00:00

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Face à la mise en garde du ministre des Finances, Rama Sithanen, les syndicalistes campent sur leur position et soutiennent qu?une compensation salariale reste nécessaire afin de contrebalancer la baisse du pouvoir d?achat. Du côté du secteur privé, on estime qu?un déficit budgétaire trop important se répercuteraitautomatiquement sur toute la population.

<B>François de Grivel,président de la Mepza :</B>

« Il est clair que si le déficit budgétaire augmente, nous aurons tous à supporter ce fardeau. En tant que responsable d?association de professionnels, notre objectif est de trouver des forums réunissant le secteur privé, les représentants des travailleurs et le gouvernement pour, non seulement discuter du court terme, mais également du long terme. La situation économique pour la période 2006-2007 est sérieuse? »

<B>Ali Parkar,directeur de Star Knitwear :</B>

« Les conditions économiques actuelles sont si difficiles qu?il sera difficile de payer la compensation. Si les syndicats ne peuvent pas comprendre la situation, cela risque de poser problème. Nous devrions faire d?énormes efforts pendant au moins une année afin de pouvoir faire face à la concurrence au niveau international. Nous souhaitons non seulement préserver des emplois, mais également en créer davantage. »

<B>Rashid Imrith,vice président de la Fédération syndicale du service civil :</B>

« Le rôle du ministre des Finances, comme semble l?oublier Rama Sithanen, n?est pas d?être un comptable, mais de s?assurer du niveau de vie de la population. La préparation d?un budget doit être un instrument politique et non un exercice de comptabilité. Le ministre des Finances devrait donc veiller à ce que le consommateur soit adequately compensated. Il devra assumer ses responsabilités et se rendre compte qu?il sera jugé sur la présentation de son premier budget. Sa survie à ce poste dépendra de cet exercice. »

<B>Cassam Kureeman,président du « Mauritius Labour Congress » :</B>

« La situation réelle à ce jour est qu?il y a eu des augmentations exorbitantes que le gouvernement n?a pas su gérer. Les travailleurs ne peuvent être tenus pour responsables de la situation économique du pays. Elle résulte de la mauvaise gestion du gouvernement. Rama Sithanen reconnaît lui-même qu?il y a eu beaucoup de gaspillage. Il faudrait donc y mettre un terme. La population ne peut pas continuer à payer les pots cassés. Nous réclamons simplement notre dû. Nous continuerons à faire pression pour que le budget soit fait de manière plus équitable. »

<B>Radakrishna Sadien,président de la « Mauritius Trade Union Confederation » :</B>

« Il est vrai qu?il est parfois difficile d?équilibrer les impératifs sociaux et économiques, mais je pense que la population attend de lui un peu de considération. On ne peut pas gérer l?économie d?un pays comme on fait des mathématiques. Nous ne souhaitons pas non plus mettre l?économie en péril, mais la compensation salariale a toujours été un système visant à contrebalancer la perte du pouvoir d?achat des consommateurs. La population a mis au pouvoir un gouvernement qui lui a donné un certain espoir. Il faudrait maintenant que ce gouvernement concrétise les promesses données durant la campagne électorale. Autrement, nous aurions tout aussi bien pu mettre au pouvoir un collectif de comptables. »

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