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L?Internet français se mobilise contre une loi jugée liberticide
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L?Internet français se mobilise contre une loi jugée liberticide
La quasi-totalité des fournisseurs d?accès Internet (FAI) français a menacé, cette semaine, de fermer leurs services d?hébergement si le Parlement français approuvait un projet de loi visant à les contraindre à filtrer et contrôler préalablement tous les contenus diffusés sur leurs réseaux.
Le texte destiné à renforcer la confiance dans l?économie numérique a déjà été adopté en seconde lecture par l?Assemblée nationale et doit être examiné le mois prochain par le Sénat.
S?ils ne remettent pas en cause la nécessité du projet de loi pour favoriser le développement de l?Internet, les dirigeants des FAI estiment qu?il apporte de mauvaises réponses à de vrais problèmes comme la pédophilie et le racisme. Outre l?obligation de surveillance et de filtrage pour les hébergeurs, les FAI soulignent qu?une autre disposition du projet de loi désacralise le courrier électronique, qui n?est plus considéré comme de la correspondance privée.
Réunis exceptionnellement, les dirigeants de Wanadoo, de Free, de Club-Internet, d?AOL, de Tiscali, de Noos, de Tele2 et de 9Telecom notamment, ont dénoncé une atteinte à la liberté d?expression.
Les acteurs de l?Internet français ont expliqué que le filtrage avait été étudié par plusieurs pays démocratiques avant d?être abandonné. Seuls des Etats comme la Chine, la Birmanie ou l?Iran l?ont adopté, ont-ils rappelé.
Ils ont insisté sur les difficultés techniques à mettre en oeuvre un tel dispositif et sur le coup porté à un secteur en développement. L?Association française des fournisseurs d?accès (AFA) revendique 10 millions d?abonnés, un chiffre d?affaires cumulé annuel de 2 milliards d?euros et plus de10 000 emplois.
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