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L?inoubliable périple de Jacqueline
Jacqueline Rasoarivelo n?oubliera jamais cette septième édition de la CCCOI, car son histoire est d?un rocambolesque incomparable. En partant de ses départs ratés, sa maladie, son premier match bricolé, son ratage du titre de meilleure buteuse et son retour forcé sur un vol qui n?était pas le sien, franchement, il n?y en a pas beaucoup qui aurait aimé être à sa place.
Tout commence le 7 août au petit matin. La délégation mauricienne composée des joueuses du Curepipe Starlight et des handballeurs de l?USBBRH met le cap sur la Réunion ou attend la connexion pour Mayotte.
Une surprise l?attend au comptoir d?enregistrement ! Elle n?a pas le visa d?entrée pour la Réunion, car la délégation doit passer une nuit à l?île Soeur, au retour, le 14 août.
Jacqueline reste donc à quai. Le même jour elle se rend à l?ambassade de France pour avoir son visa. Une chose de fait. Le lendemain, mardi, elle attend d?embarquer pour la Réunion. Mais l?avion fait un retard. Elle patiente. En atterrissant enfin à la Réunion, elle découvre qu?elle a raté le vol pour Mayotte en raison du retard précédent !
Le prochain vol n?est que le lendemain. Elle est livrée à elle-même. Burty Caramsing, l?entraîneur du Curepipe Starlight, qui se trouve à ce moment précis à Mayotte, réussit à avoir le coup de main du président de l?Association Handball Océan Indien, le Réunionnais Marcel Dijoux. Jacqueline sera finalement hébergée par un bon samaritain de la Ligue Réunionnaise jusqu?au lendemain
Enfin, le mercredi 9, elle atterrit à Mayotte. Mais c?est le début d?autres ennuis. À peine pose-t-elle les pieds sur la Petite Terre ? l?aéroport de Dzaouzi se trouve sur Petite Terre et le gymnase sur Grande Terre et les traversées sont assurées par des barges ? qu?elle est transportée d?urgence à l?hôpital pour une gastro. Elle y reçoit les soins nécessaires et hop, elle retrouve la forme.
Le premier match du Curepipe Starlight contre Sada, la deuxième équipe mahoraise de ce tournoi, se joue en même temps qu?elle se fait soigner. Après un détour rapide par le logement des filles pour récupérer son maillot, elle réussit à arriver au gymnase de Mamoudzou vingt minutes avant la fin de ce match. Son équipe n?est pas au mieux avec, entre autres, six penalties ratés et deux buts de retard.
Comble de malheur, alors qu?elle s?apprête à entrer sur le terrain, l?on découvre qu?elle porte le mauvais maillot ! Incroyable qu?elle ait fait tout ça pour en arriver là. Elle ne baisse pas les bras pour autant. Elle repart chercher l?autre maillot et parvient à jouer les dernières minutes du match.
Et devinez quoi ? Elle réussit à marquer trois buts, dont deux penalties pour permettre à son équipe d?arracher le nul (24 - 24) ! La suite de la compétition se passe, heureusement, normalement.
Cependant, à la remise des trophées de la meilleure buteuse, Jacqueline ne peut que s?en mordre les doigts. À égalité de buts avec la Réunionnaise Sylvia Leperlier (30 buts) elle doit laisser filer le trophée (qu?elle avait obtenu en 2005) en raison d?une plus mauvaise note sur son dossier fair-play. Evidemment, l?épisode du retard à cause du mauvais maillot aurait pu changer beaucoup de choses?
N?allez pas croire que son périple prend fin ici. Alors que toutes ses amies sont prêtes à embarquer pour le vol de 15h30 à destination de la Réunion, le 14 août, elle apprend que son billet d?avion retour n?a pas été confirmé. Ceux qui auraient dû le faire ont échoué dans leur tâche.
Or, comme le vol de 15h30 est plein à craquer, elle ne se voit offrir que le choix de rester à Mayotte. C?est là qu?entre en scène, une nouvelle fois, Burty Caramsing qui fait un plaidoyer pour que Jacqueline puisse être sur ce vol.
Fort heureusement, les responsables d?Air Austral réussissent à trouver une issue à cet imbroglio en plaçant Jacqueline, à temps, sur le vol de 14h30.
Nous n?imaginons pas ce qui serait advenu de Jacqueline s?il n?y avait pas ce fameux vol de 14h30?
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