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Linley Mootien En haut de la vague
Dans la vie, il est connu, les acteurs, comme les metteurs en scène, les artistes, en général, ne sont pas des drôles. Si sur scène, ils paraissent comme de vrais diables, dans la vie, ce sont les gens les plus sérieux du monde.
Linley Moothien est de cette communauté-là. Il aime rester à l?ombre. Se montrer peu, pour être plus visible. La vie lui pose problème. Non pas qu?il a du mal à trouver sa place, mais la société d?aujourd?hui le mine. Il reste hanté par cette conscience que nous manquons souvent de repères. Il a voulu combler le vide en se faisant plaisir. En quatre ans, il a trouvé comment. C?est en faisant rire, que l?on peut guérir les travers d?une société qui se cherche, qui doute, qui hésite.
Linley Moothien, c?est donc un indépendant. Un homme qui fonctionne uniquement par l?émotion. Il aime néanmoins, voguer à sa guise, faire un peu comme bon lui semble, avec les moyens dont il dispose. Et des moyens, il en a. Il sait qu?il peut d?abord compter sur lui-même, et sur son infinie débrouillardise. A l?Ecole des Beaux-Arts de la Réunion, où il a passé cinq ans, il en est ressorti, directeur artistique. Un vaste titre qui fait de lui un bidouilleur hors pair.
Il a appris à sculpter, à dessiner (un art qu?il pratique depuis toujours), à faire de la vidéo, à décorer, à faire de la photo, à prendre un son, et cetera, et cetera.
Il est aujourd?hui plus artiste que jamais. Déjà, sa famille, son père Lindsay, qu?on ne présente plus, sa mère Chantale, comédienne à ses heures, comme sa s?ur Elisabeth, Linley a baigné dans l?art depuis sa plus tendre enfance. Au rire gras de son père, il préfère la discrétion de sa table de travail, où son esprit, jamais en panne d?inspiration, lui dicte des trames bien mauriciennes.
<B>Pulsions artistiques</B>
Sa plume alerte trace sur du papier blanc, des situations rocambolesques. Elle esquisse aussi des personnages plus vrais que nature. Sur le papier, où il a appris à maîtriser l?espace, il transforme cet espace, en espace théâtral.
Le théâtre, lieu de toutes les possibilités et de toutes les audaces, lui offre la liberté d?imaginer et de créer, pour sortir de sa coquille. «Je suis un révolté qui vit dans son monde. J?écris, j?invente, je lis, j?observe et je subis. Je sais que je peux vivre caché, mais pas cloîtré. » D?où, cet immense espace de liberté, que lui procure la création artistique.
Pour donner libre cours à ses passions, voire à ses pulsions artistiques, Linley Moothien a créé Cultural Framework, sa propre société d?événements, qui permet divers encadrements culturels et artistiques.
<B>Empire en otage</B>
Son dernier coup d?éclat, avec ses collaborateurs, remonte à la réalisation de tout le décor, pour toutes les soirées de la maison Dior, lors de son récent passage chez nous. Parallèlement aux activités de Cultural Framework, Linley Moothien gère Tarpauline Concept Boutique et TCB Production, son entreprise de location de matériels de réception et d?événements.
Hyperactif, discret, pas foncièrement franc-tireur, sauf peut-être dans ses pièces, qui brassent du premier au troisième degré, Linley Moothien est un insatiable curieux. Il choisit le rire pour passer quelques coups de griffe, histoire de dire tout haut, ce que tout le monde pense tout bas. Objectif : faire crever de rire les spectateurs, sans jouer au raisonneur.
Et s?il nous rencontre entre deux répétitions de Tuni Minwi, qu?il a conçu et mis en scène, de A à Z, Linley Moothien avoue être totalement satisfait de l?évolution de la pièce. Cette pièce, sera portée à maturation, du 30 avril au 14 mai, au Théâtre de Port-Louis. Cette histoire d?empire en otage, devrait, une fois encore, touché le public en plein c?ur.
<B>LES 20 GAGNANTS SONT ... </B>
Ces 20 gagnants peuvent récupérer, dès mardi, leurs billets au Cultural Framework, E. Anquetil Labour Centre, James Smith, Grande-Rivière Nord-Ouest, Port-Louis. Ils doivent se munir d?une pièce d?identité. Renseignement au 2083901. Ces billets seront valables pour la séance de Tuni Miniwi du 1er mai.
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