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L?industrie du tabac à la croisée des chemins
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L?industrie du tabac à la croisée des chemins
«Nous sommes vraiment inquiets. Nous sommes plus d?une vingtaine de planteurs de tabac de Deep-River-Beau-Champ. Depuis 2003, notre situation n?a cessé d?empirer. L?année dernière, nous avons lancé un appel à l?aide aux autorités. Mais jusqu?ici, aucune réponse positive n?a été reçue. Si on ne nous vient pas en aide, notre situation risque d?empirer », témoigne Naushad Maudabaccus, plus connu comme Baby, ex-président de l?Association des producteurs de tabac.
Le calvaire de ces planteurs démarre avec la deuxième saison de culture de tabac en 2003. Les feuilles de tabac se dessèchent et la cause de ce phénomène demeure inconnue jusqu?à ce jour. Il provoque des dégâts importants dans la production de tabac de 24 planteurs de l?Est, et cela concerne 110 hectares.
Les recherches effectuées par l?Agricultural research and extension unit et la Global plant clinic du Royaume Uni n?ont pas permis de remonter à l?origine du phénomène.
Si ce phénomène est localisé à l?Est et n?affecte pas l?ensemble des planteurs de l?île selon le Tobacco board, l?industrie du tabac est néanmoins confrontée à une série de défis.
Cependant, le plus grand défi auquel cette industrie est confrontée, est la rentrée en application de la convention-cadre sur le contrôle du tabac de l?Organisation mondiale de la santé (OMS). Maurice l?a signé le 17 juin 2003, et l?a ratifié le 17 mai de l?année dernière.
L?objectif de l?OMS n?arrange pas les choses. Il vise, entre autres, l?interdiction totale de la publicité et de la promotion du tabac, ainsi que la vente des cigarettes aux moins de 18 ans. L?augmentation du tarif et du prix de vente du tabac, au détail, et également la défense de fumer à la maison, dans les endroits publics et dans les restaurants, sont autant de mesures que vise la convention.
Le gouvernement s?active de son côté à trouver une solution aux défis qui menacent une industrie qui assure près de 7 % des taxes versées à l?Etat, c?est-à-dire plus de Rs 5 millions par jour.
Son plan de réforme de l?industrie est fin prêt. Reste à savoir si ce qu?il préconise va permettre à l?industrie du tabac de se refaire une santé.
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