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L?Inde et Maurice s?associent pour promouvoir l?aquaculture
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L?Inde et Maurice s?associent pour promouvoir l?aquaculture
La coopération économique entre l?Inde et Maurice cible un nouveau secteur d?activités, le seafood hub. Un protocole d?accord a été signé hier à cet effet à Cochin, dans l?Etat du Kerala, entre la Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI) et la Seafood Exporters Association of India (SEAI).
La tournée à Cochin, un des plus grands ports de pêche en Inde, était le point fort de la journée d?hier pour le Premier ministre et sa délégation. Le protocole d?accord devrait favoriser des échanges d?affaires entre les opérateurs indiens et mauriciens dans le secteur de la pêche industrielle. L?accord prévoit également le transfert de capitaux et d?expertise ainsi qu?une aide à la formation dans le domaine de l?aquaculture.
La délégation mauricienne a eu une séance de travail avec les opérateurs et les responsables de la Marine Products Export Development Agency. Navin Ramgoolam a invité les industriels des deux pays à envisager des partenariats stratégiques pour prendre avantage des opportunités qui existent dans cette activité.
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, a, lui, exposé les nombreuses initiatives prises par le gouvernement pour attirer les investissements dans le seafood hub.
La nouvelle stratégie de croissance accorde une place importante au transbordement et à la transformation industrielle des produits marins. Le gouvernement estime que cette industrie pourra contribuer de manière significative à la création de richesses à un moment où de sérieux problèmes planent sur les moteurs traditionnels de croissance, à savoir le textile-habillement et le sucre. Le seafood hub a aussi les moyens de créer des emplois en masse dans la périphérie maritime de Port-Louis, qui connaît un problème aigu de chômage.
Doubler les exportations
Les activités comprennent la pêche industrielle, l?aquaculture, le stockage, le traitement, la mise en boîte et l?exportation de poisson frais et frigorifié, ainsi que de produits de mer à haute valeur ajoutée. Selon les prévisions, les investissements dans le secteur devraient atteindre les Rs 1,5 milliard. Les différentes activités du seafood hub emploient quelque 3 000 personnes à la fois directement et indirectement.
L?objectif du ministère de l?Agro-industrie et de la Pêche est de doubler les exportations vers l?Europe. Pour y parvenir, les autorités veulent encourager des alliances stratégiques transfrontalières avec des usines de traitement et des grossistes pour fournir des produits de mer à haute valeur ajoutée.
La coopération avec l?Inde peut aider à réaliser cet objectif, vu les capacités industrielles de ce pays dans ce secteur. Les Indiens pourront utiliser Maurice comme plate-forme de transbordement et de traitement industriel pour exporter vers les marchés de la Southern African Development Community et du Common Market for Eastern and Southern Africa. Des exportations vers les Etats-Unis sous l?African Growth and Opportunity Act sont également envisagées.
Mais les opérateurs du Kerala sont également très intéressés par le trafic en sens inverse : des entreprises de la Grande péninsule dont la capacité de production serait sous-utilisée traiteraient et mettraient en boîte des matières premières (poissons et fruits de mer) importées de Maurice.
FORMATION
L?Institut national indien de mode met le cap sur Maurice
■ Former des professionnels de la mode à Maurice. Telle est la mission que s?est donnée le prestigieux National Institute of Fashion Technology (NIFT) de l?Inde.
Cet établissement détient sept campus dans la Grande péninsule. Il compte inaugurer son huitième, le premier ne se trouvant pas sur le sol indien, à Maurice, courant 2006. Cette implantation sera suivie par une autre en Afrique du Sud et au Bahrain.
?Le contenu académique sera fourni par le NIFT, mais la logistique et l?infrastructure seront prises en charge par Maurice?, explique Gauri Kumar, directrice générale de l?institut.
Mais avant d?en arriver là, le Parlement indien devra amender la loi pour permettre à cette institution de poser ses valises ailleurs qu?en Inde. Cette condition est indispensable, car cet organisme est public et tombe sous la responsabilité du ministère des Textiles indien. La modification de la loi régissant le NIFT lui permettra également de délivrer des diplômes universitaires. Il est fort probable que l?établissement mauricien prendra la forme d?un Design & Fashion Institute, comme annoncé lors du Conseil des ministres de vendredi. Ce projet a été présenté au cabinet par Rajesh Jeetah, ministre de l?Industrie et du Commerce. Il avait été mentionné dans le discours-programme de juillet. Le gouvernement souhaite promouvoir l?émergence de nouveaux talents dans le textile. Son ambition est de créer ce Design & Fashion Institute pour en faire un réservoir de créativité, d?innovation et un fournisseur d?une plus grande variété de produits, tout en s?attaquant à l?aspect commercial en raccourcissant les délais de livraison. En somme, il s?agira de redynamiser un secteur en danger de mort.
Le communiqué du Conseil des ministres, qui ne fait pas mention du NIFT, explique qu??il est attendu que cet institut aidera le secteur du textile et de l?habillement à développer une compétition sur la base de produits branchés?.
Il faudra chercher les connaissances où elles se trouvent. Un partenariat avec le secteur privé sera donc sollicité pour la production de vêtements à la mode et de produits différenciés. En travaillant en joint venture avec le NIFT, le nouvel établissement mauricien pourrait, si la collaboration devient effective, adopter une approche déjà très rodée de coopération. Le NIFT est aujourd?hui considéré comme l?une des principales institutions de ce type en Asie.
RECTIFICATIF
Le bureau du Premier ministre se trompe sur le financement indien de l?hôpital
Le bureau du Premier ministre s?est trompé au sujet du financement de la construction d?un hôpital à Maurice par le groupe indien Apollo Hospitals et British American Investment (BAI).
Un communiqué envoyé à la presse dans le cadre de la visite de Navin Ramgoolam en Inde soulignait mardi que ?ce projet devrait s?inscrire dans les 25 millions de dollars américains offerts par l?Inde?. Mais, par la suite, le bureau du Premier ministre a corrigé cette erreur en précisant que c?est le coût du projet qui est de $ 25 millions. ?Ce projet est purement privé et son coût ne concerne en rien la ligne de crédit consentie par l?Inde?, dit Bettina Cadinouche, conseillère en communication au bureau du Premier ministre, hier.
Un protocole d?accord a été signé mardi entre la direction de cet hôpital et de la BAI à New Delhi en présence du Premier ministre.
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