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Ligue 1, le désordre permanent
Alors que certains ne jurent que par le championnat d’Angleterre, avouez que le championnat français est assez phénoménal tant l’incertitude et la lutte incessante à tous les étages le rendent compétitif, attractif et spectaculaire.
Si les clubs de l’Hexagone ont été très moyens pour leur entrée en matière dans les Coupes d’Europe, ils cultivent d’étranges paradoxes comme celui de présenter des performances à géométrie variable d’une journée de championnat à l’autre.
Un Saint-Etienne moribond depuis son retour au sein de l’élite cette saison est capable de dompter 3-1 une équipe d’Auxerre qui a gagné quatre matches sur cinq, qui possède la meilleure attaque du championnat et qui visait la place de leader de Lyon avant !
Tout va très vite en ce début de Ligue 1 où la première moitié du tableau tient en six points, soit deux victoires. Surtout, quelques certitudes peuvent voler en éclat. A Bastia par exemple, on pensait que Furiani était redevenu imprenable avec trois victoires en trois matches.
Mais les Girondins de Bordeaux (à présent 5e) sont venus briser la résistance corse en s'y imposant 4-1. Frédéric Née avait pourtant ouvert le score à la 31e minute. Mais Lilian Laslandes inscrivait un doublé en six minutes (32e, 38e), puis Julien Faubert plongeait le stade dans le désarroi (39e). En 7 minutes, Bastia (7e) s'était incliné trois fois plus que lors des 270 qui avaient précédé…
Quid de l’AS Monaco ? Insipide à Liverpool, elle a fait corps dimanche dernier au Parc pour dominer le PSG avec autorité (1-0) même si le score n’est pas très parlant. Pourtant, l’ASM est retombée dans ses travers mercredi soir face à Nantes, produisant un jeu indigne de son rang (Saviola fantômatique sorti sous les sifflets à la 64e minute) mais… victorieuse 2-1 (penalty de Kallon à la 90e minute) !
Du coup, les protégés du Prince Albert conservent le fauteuil de leader qu’ils occupaient après la 6e journée, une première cette saison puisque tous les leaders n’avaient pas tenu plus d’une journée ! Allez comprendre la logique du championnat de France après ça…
<B>Lyon-Monaco, premier Everest demain</B>
Dans cette compétition folle, une équipe comme Lille a été capable d’aller battre Sochaux (prisé pour son beau jeu la saison passée…) chez lui et occupe désormais la 3e place au classement.
Et le PSG ? Ah, Paris et son inimitable coach Vahid Hallilhodzic ! Figurez-vous qu’ils font toujours la tête après le match nul obtenu à Felix Bollaert (2-2), encaissant deux buts de la tête aux 81e (Jacek Bak) et 85e minutes (Vitorino Hilton) sur deux corners. Les supporters peuvent féliciter à nouveau leur gardien Lionel Letizi… Et prier pour le retour d’Alonzo !
Du côté de l’ennemi intime marseillais c’est loin d’être mieux pour tout dire. Car l’ambiance délétère aux entraînements à la Commanderie ressemblent à s’y méprendre à ceux du Camp des Loges. Paris et l’OM ont recruté à tour de bras à l’intersaison et devaient jouer le titre de champion mais l’un et l’autre s’enfoncent dans la gadoue.
Humiliés 3-1 au Vélodrome par le FC Metz, Marseille avait gagné chanceusement samedi dernier contre Toulouse mais a chuté à nouveau mercredi à Rennes (1-0), sur un but du Suisse Frei, qui en est à cinq buts en deux matches face à Fabien Barthez… Le penalty manqué par Steve Marlet en début de match (9e minute) a forcément joué un mauvais tour au moral en berne de Lizarazu et consorts.
Dans le championnat de France, les vérités d’hier sont rarement celles d’aujourd’hui sauf si on s’appelle l’Olympique Lyonnais, seule équipe de tête invaincue depuis le début de la saison, qui reçoit justement le leader monégasque demain pour le premier Everest de la saison.
Un choc détonnant qui a fait couler beaucoup d’encre et nous avait valu de nombreux buts à chaque confrontation la saison dernière (ligue et Coupe de France). On ne sait pas quel visage affichera Monaco mais les Lyonnais auront les crocs acérés c’est certain. Nilmar et la nouvelle vague ont soif de victoire…
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