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L?Icac a-t-elle flairé une piste à Londres ?
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L?Icac a-t-elle flairé une piste à Londres ?
Un développement survenu la semaine dernière semble indiquer que la commission anti-corruption a encore réorienté ses investigations dans l?affaire NPF-MCB. En effet, ceux qui suivent ce dossier de près se demandent si la visite très discrète qu?effectue en ce moment le directeur général de l?Icac, Anil Kumar Ujoodha, à Londres, est liée à une nouvelle piste sur laquelle s?est engagée la commission.
Si l?Icac a perdu espoir de pouvoir gagner des procès contre les suspects dans l?affaire du détournement de Rs 881,6 millions au détriment du National Pension Fund (NPF) à la Mauritius Commercial Bank (MCB), elle pourrait encore être en mesure de traquer les mouvements de fonds détournés. Interrogés, les milieux de l?Icac refusent de confirmer ou d?infirmer si la démarche du directeur général va dans ce sens. Ils refusent également de dire si le Serious Fraud Office de Londres collabore à l?enquête.
En revanche, des sources autorisées à l?Icac avaient bien confirmé le lundi 21 août dernier à l?express que la commission envisage de demander au DPP de décréter un non-lieu en faveur des suspects dans cette affaire. Ces sources, à l?Icac, faisaient ressortir que ?the whole enquiry a été mal faite depuis le départ?. Elles invoquaient également des obstacles légaux, dont le fait que les délits allégués remontent à une date antérieure au Prevention of Corruption Act (Poca) de 2002. Ce qui nous a permis d?annoncer le lendemain que la commission envisage de recommander un ?no further action? contre les suspects.
Comme la publication de notre article a déclenché des réactions hostiles, notamment à l?hôtel du gouvernement, il n?est pas impossible que l?Icac revienne sur sa décision d?arrêter les poursuites pénales contre les suspects individuels. Cela pourrait expliquer le fait qu?Anil Kumar Ujoodha soit venu de l?avant pour dire que notre information était erronée. Elle ne l?était pas au moment de sa publication. Elle pourrait le devenir.
Il y a une phrase dans le texte du 22 août qui est ambiguë. Quand nous écrivons que ?l?enquête sur le détournement de fonds à la MCB a été tellement mal menée que l?Icac suggérera au DPP d?arrêter tout?, le mot ?tout? peut être mal interprété si la phrase est lue hors de son contexte. L?article dit clairement que seules les poursuites pénales contre les suspects individuels seront abandonnées. Nous y précisons que la commission anti-corruption étudie toujours la possibilité d?entamer des poursuites contre la MCB sous le Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act (Fiamla) pour avoir omis de prendre les mesures appropriées afin de contrôler le système interne de l?institution.
De sources différentes à l?Icac nous avaient confirmé, au moment où l?article était rédigé, que l?information que nous possédions était le reflet de la réalité. Manifestement, la parution de l?article va modifier cette réalité.
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