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Libye: la coalition veut financer les rebelles

12 avril 2011, 20:00

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Libye: la coalition veut financer les rebelles

Le « Groupe de contact » sur la Libye a décidé de mettre en place "un mécanisme financier temporaire" pour aider les rebelles qui contrôlent l''''Est du pays, selon le communiqué final de leur réunion mercredi à Doha. Une vingtaine de pays et d''organisations régionales et internationales y ont été représentés.  

En amont de la réunion de Doha, la délégation du Conseil national de transition (CNT rebelles) a demandé la possibilité d''utiliser certains des fonds gelés à l''étranger pour répondre aux besoins des Libyens. Son porte-parole à Doha, Mahmoud Chammam, a notamment appelé l''administration américaine à libérer les fonds du régime de Kadhafi, gelés aux Etats-Unis et estimés selon lui à 30 milliards de dollars, "pour soutenir le peuple libyen".  

Pour sa part, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a proposé la mise en place d''un "mécanisme financier régional" au profit des rebelles qui, à Doha, espérait recevoir une reconnaissance internationale. Par "régional", Hague montre qu''il souhaite que des fonds viennent des pays du Golfe.  

« Le départ de Kadhafi est une nécessité"

Le « Groupe de contact » a aussi insisté sur la nécessité pour (le colonel) Kadhafi de se démettre du pouvoir afin de favoriser un règlement de la crise politique en Libye, indique le texte du communiqué lu devant les journalistes par le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr Al-Thani.  

Ce départ est une condition sine qua non pour l''opposition libyenne, qui a refusé un plan de l''Union africaine cette semaine, au motif qu''il n''évoquait pas cet aspect du règlement de la crise. Le colonel Kadhafi, lui, avait accepté ce texte qui prévoyait la cessation immédiate des hostilités, la facilitation de l''acheminement de l''aide humanitaire aux populations et le lancement d''un dialogue "entre les parties libyennes" en vue d''une période de transition.  

Le responsable des relations extérieures du Conseil national de transition, Ali al-Issaoui, a par ailleurs appelé l''Otan à intensifier ses frappes aériennes contre les chars et les sites de lancement de missiles de l''armée fidèle au colonel Kadhafi.

"Nous avons besoin de plus de protection pour les civils" et d''une plus grande "assistance humanitaire au peuple libyen". 
Le secrétaire général de l''ONU, Ban Ki-moon, a exhorté la communauté internationale à rester soudée sur la question libyenne. D''après lui, 3,6 millions de personnes pourraient avoir besoin d''aide humanitaire en Libye. 

(Source : L’express.fr)

 

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