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L?ex-président du conseil du Nord interrogé par l?ICAC

22 juillet 2008, 00:00

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Le président démissionnaire du conseil du Nord, Subiraj Daby, a été interrogé, hier, par les limiers de l?Independent Commission against Corruption (ICAC). Cela dans le cadre de l?enquête sur des allégations de corruption relatives aux travaux d?aménagement d?un nouveau marché à Pamplemousses.

Après son inculpation, vendredi, pour abus de fonctions au sein du conseil des districts de Pamplemousses, Rivière-du-Rempart, Subiraj Daby a donc donné une première explication hier, en présence de son homme de loi, Me Rex Stephen. «Il a commencé à consigner sa déposition aujourd?hui (NdlR : hier). Celle-ci n?est pas terminée et se poursuivra vendredi. Valeur du jour, Subiraj Daby nie les allégations portées contre lui», déclare l?avocat.

Le suspect a été interrogé au sujet de ses relations avec les trois entrepreneurs faisant également l?objet d?enquête. Deux d?entre eux, Vinod Pohoroo et Bhageeruth Boodhoo, ont déjà été inculpés en cour pour blanchiment d?argent. Le troisième est convoqué au bureau de l?ICAC aujourd?hui.

<B>La proposition la moins chère refusée </B>

La National Development Unit (NDU) projetait de construire un nouveau marché à Pamplemousses en 2006, alors que Subiraj Daby y était conseiller et Sailendra Peerthum ? qui a également été arrêté vendredi ? Chief Executive. Il fallait aménager des passages pour chariots et des étals à l?intérieur du marché. Ces travaux auraient été effectués par des laboureurs du conseil de district. Mais trois entrepreneurs, dont Vinod Pohonoo et Bhageeruth Boodhoo, se seraient présentés pour réclamer Rs 100 000 pour le projet.

Un développement est attendu pour ce qui est d?un autre projet traité par le conseil du Nord. Il s?agit d?un contrat alloué à une entreprise pour la fabrication d?enseignes lumineuses. Quatre soumissionnaires ont répondu à l?appel d?offres. Et c?est la deuxième meilleure offre qui aurait été retenue en dépit d?une décision du comité pour le premier choix arrêté, en l?occurrence la proposition la moins chère.

Les enquêteurs s?intéressent aux critères sur lesquels s?est basé un comité établi par le conseil du Nord pour refuser la candidature qui aurait dû être retenue. Ils s?interrogent notamment sur un délai de deux semaines imposé au soumissionnaire en question pour fournir un échantillon du projet. Cela alors que ce critère n?aurait pas figuré dans le document d?appel d?offres. Les enquêteurs cherchent aussi des éclaircissements concernant l?allocation d?un étal à un proche d?un des membres du conseil du Nord.

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