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Leurs v?ux pour 2008
Fiona Veeren, étudiante</B>
« Que 2008 apporte bonheur et prospérité aux Mauriciens? et un peu de pluie aussi ! J?aimerais que mon pays reste cette destination idéale tant prisée par les touristes. J?espère que nous vivrons mieux l?année prochaine. Pour cela, il faudra que le chômage et l?inflation baissent. En fait, j?attends une île Maurice meilleure. Un dernier souhait : que les étudiants soient mieux guidés vers un métier. »
Stéphan Buckland, sprinter</B>
« Je souhaite que l?année 2008 porte chance aux Mauriciens. Mes pensées vont d?abord aux plus démunis. Aux sportifs, je souhaite de la réussite et qu?ils donnent leur maximum. J?aimerais aussi que nos dirigeants montrent plus de considération à leur égard. »
<B>Bruno Raya, chanteur</B>
« Beaucoup de fraternité et d?amour entre les Mauriciens. Je souhaite qu?on ne se préoccupe plus ni de races ni de couleur de peau. Nou tou nou enn sel, place au mauricianisme. Laissons aussi les musiciens s?exprimer et la culture évoluer. Enn pep san kiltir kouma enn pie san rasinn. Vive les bonnes choses et enn bonnto lane 2008 tou dimounn ! »
<B>Reaz Chuttoo, syndicaliste</B>
« Prenons conscience que le communalisme va faire exploser notre société et ne tombons plus dans le piège de la division. Je voudrais qu?il y ait plus d?emplois et plus d?opportunités pour les jeunes. Qu?ils suivent leurs études à Maurice, et stoppent ainsi le brain drain. J?espère qu?on libéralisera la télévision. Fode ki politisien pena televizion mais ki zot ena vizion. »
<B>Dany Philippe, travailleur social</B>
« Que la violence, l?insécurité et le communalisme reculent. Mobilisons-nous contre la drogue et le VIH/sida. Il est temps que le gouvernement aide davantage les ONG sur le plan logistique et financier. Cela permettra de recruter du personnel. Nous ne pouvons plus nous reposer uniquement sur les bénévoles et nous contenter de limiter les dégâts. »
Dr Satish Boolell, médecin légiste</B>
« J?aimerais que les gens prennent conscience de ce qu?est la pauvreté. Certains pervertissent cette cause. Je constate, hélas, que le combat contre la pauvreté est devenu un big business. Assez de conférences, de belles paroles ; il faut agir ! Assez de noubanisme aussi. Consolidons notre unité éphémère. C?est un rêve réalisable, il faut y croire. »
Jacques de Navacelle, président du JEC</B>
« Mon souhait principal serait que les Mauriciens s?unissent et que les politiciens abandonnent leur méthode traditionnelle qui est de diviser le peuple pour gagner les élections. Il faudrait qu?on travaille de concert. J?aimerais que les gens trouvent du travail et que la croissance bénéficie à tout le monde pour faire reculer la pauvreté. »
<B>Gérard Louis, chanteur et musicien</B>
« Que le gouvernement s?occupe sérieusement du piratage. Cela permettrait de protéger le gagne-pain des artistes qui sont, par ailleurs, des pères de familles. J?aimerais aussi que nos dirigeants ouvrent les yeux sur la pauvreté. Et puis? que Dieu me protège et m?aide à écrire encore de belles chansons. »
Deven Nagalingum, politicien</B>
« J?aimerais voir plus de franc-parler et plus d?engagement de la part des politiciens, un engagement à plein temps. Qu?ils inspirent la population et surtout la jeunesse. Un autre souhait serait de voir une politique de proximité et cohérente. Que l?accent soit mis sur le social et plus d?éducation sur des sujets tels que le sida partout à travers Maurice. »
Marie-Claire Heerah, enseignante</B>
« Mon v?u pour 2008 : moins d?académisme à l?école. Faisons du bonheur de l?enfant une priorité. Un enfant heureux peut faire des choses extraordinaires.
Il faudrait que le ministre arrête de focaliser sur les livres, mais sur ceux qui les lisent. Un dernier souhait : gagner à la loterie pour pouvoir m?occuper des élèves en échec. »
<B>Neelen Vencadasamy, avocat de « Rezistans ek Alternativ »</B>
« Étant en présence de notre lettre de complainte, je souhaiterais que le gouvernement précise sa position par rapport à notre combat. Cela déterminera l?avenir politique du pays. Qu?on déclenche la réforme électorale pour ainsi corriger les imperfections qui s?y trouvent. Qu?on perde notre réflexe communal pour plus de cohésion sociale. »
<B>Jack Bizlall, syndicaliste</B>
« Qu?on découvre le réseau dans l?affaire Air Mauritius et qu?on comprenne ce qu?est la fraude et la corruption. Aussi, pour nos 40 ans d?indépendance, j?aimerais qu?on ait une nouvelle constitution qui redéfinirait l?État, la citoyenneté, les libertés, la démocratie et les institutions et qu?on puisse faire un pas vers le mauricianisme pour pouvoir vivre ensemble. »
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