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Les épices ont la cote
Entre Dassen Nagapa Chetty et les épices, c?est une véritable histoire d?amour. Il en respire du matin au soir. Les épices sont stockées non seulement dans son usine, Sundaram Spices Roche-Carri à Riche-Mare, Flacq, mais aussi dans sa maison qui se trouve à l?étage du bâtiment.
«Je ne peux me passer des épices. Même lorsque je pars en voyage, j?en mets dans mes valises», confie le directeur de Sundaram Spices Roche-Carri. Sa maîtrise dans l?art d?assembler des épices pour fabriquer du massala traditionnel (poudre de curry) vient de lui valoir un trophée international, l?Arc d?Europe à la Qualité, l?Excellence et la Technologie de Business Initiative Directions dans la catégorie Or, à Francfort, Allemagne.
Agé de 55 ans, Dassen Nagapa-Chetty appartient à la quatrième génération de la famille à préparer du massala. «Si j?ai réussi aujourd?hui, c?est grâce au savoir-faire de mes arrière-grands-parents, les Payamootoo».
La préparation dure deux jours avant que le massala soit ensaché. «Nous importons des épices de la meilleure qualité de l?Inde. Ces épices sont triées, lavées et séchées au soleil avant d?être torréfiées dans des carayes traditionnels, mélangées et écrasées», explique-t-il.
Rien n?est fait à la va-vite. Pour faire la différence dans ce domaine, il faut être animé d?une grande passion. Avec l?aide d?un ami chef, feu Nallam Nastili, Dassen Nagapa Chetty a démarré dans ce business en 1994 dans un contexte économique difficile où des familles mauriciennes avaient beaucoup de mal à survivre. Aujourd?hui, il est assisté par son épouse, Sundari, et son fils, Mayessen.
L?entreprise produit actuellement quelque 700 kilos de massala par mois. Outre le massala traditionnel, la compagnie écoule aussi sur le marché toute une variété d?épices pour préparer le briani, le halim, le ti-carri, le vindaye, le tandoori, le garam massala ou encore le rassam.
Avant de se lancer dans la préparation de massala, Dassen Nagapa-Chetty a exercé pendant 27 ans comme photographe de l?hôtel Touessrok. Aujourd?hui, il en fournit à des hôtels, dont Le Touessrok, Le Canonnier et Le Capitaine, Chez Ram à Rodrigues, aux marchés de Port-Louis, Quatre-Bornes et Flacq et à d?autres points de vente à travers le pays.
L?entreprise a déjà exporté dans les années 90 trois cargaisons de 2 500 kilos de massala en Suisse. Dassen Nagapa-Chetty envisage de commercialiser ses produits en pots en Europe.
«Après une étude en Inde sur les épices, nous avons constaté que nos prix sont compétitifs. Nous mettons actuellement en vente des sachets de 50 grammes à Rs 15, de 200 g à Rs 45 et de 400 g à Rs 80», précise le directeur de la compagnie.
L?entreprise emploie six personnes. Mais Dassen Nagapa-Chetty envisage de délocaliser pour occuper un bâtiment plus spacieux.
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