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Les « folles de mai » veulent la vérité

9 avril 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Venues en France pour les cérémonies marquant le trentième anniversaire du coup d?État de 1976 en Argentine, les Grands-Mères de la place de Mai ont eu la surprise d?être saisies d?un nouveau cas de disparition d?enfant sous la dictature militaire. À Paris, une personne est venue leur soumettre des informations inédites. La présidente de l?association, Estela Carlotto, et la vice-présidente, Rosa Roisinblit, mènent l?enquête pour retrouver des enfants nés en captivité, lorsque leurs mères ont été assassinées.

Sur les 240 cas enregistrés par les Grands-Mères, 82 enfants ont été retrouvés. Depuis 1992, le secrétariat d?État argentin aux droits de l?homme a reçu 120 autres plaintes de proches. « Nous estimons qu?il y a eu environ 500 bébés volés par les tortionnaires à leurs familles », précise Mme Carlotto.

Grâce à leur action, les généraux Videla, Bignone, Suarez Mason et l?amiral Massera ont été détenus, bien avant l?abrogation des lois d?amnistie. Le caractère systématique du vol des bébés de disparus est reconnu par la justice.

« Désormais, ce sont souvent les petits-fils des plaignants qui nous cherchent spontanément, pour clarifier les doutes quant à leur identité », explique Mme Roisinblit. En Argentine, une exposition itinérante consacrée aux disparus place un miroir entre les portraits des deux parents, pour faciliter la comparaison avec les traits des visiteurs.

@ 2 006 Le Monde ? Paulo A. Paranagua ? (Distribué par The New York Times Syndicate)

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