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Les vagues déferlent... sur la zone franche

6 février 2004, 20:00

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Après deux jours d?attente en tête de rade, le MSC Carina a mis le cap sur Port Elizabeth, las d?attendre que la mer se calme. Une usine de la zone franche comptait expédier trois conteneurs de chemises sur ce bateau pour des clients américains. Mais il ne reviendra pas à Port-Louis avant une douzaine de jours?

Depuis lundi, importateurs et exportateurs de la zone franche sont ainsi soumis aux caprices du temps. La présence dans les parages du cyclone Elita soulève des vagues de trois mètres qui recouvrent le quai et empêche toute opération de manutention au Mauritius Container Terminal (MCT) à Mer-Rouge. Les matières premières des usines sont bloquées à bord des bateaux qui attendent en tête de rade. D?autres désespèrent de ne pouvoir honorer leurs commandes dans les délais.

Le Premier ministre, Paul Bérenger, est en contact régulier avec la direction de la Cargo Handling Corporation (CHC) pour suivre l?évolution de la situation. Mais le pire est peut-être à venir. L?activité portuaire risque d?être quelque peu chaotique à la reprise, craignent les agences maritimes. Quatre bateaux étaient hier en tête de rade, attendant de pouvoir commencer leurs opérations, alors que six autres gros porteurs sont attendus dans quelques jours.

«On ne peut qu?attendre que la mer se calme», se désole Xavier d?Unienville, président de l?Association professionnelle des agents maritimes, qui signale que le port de la Réunion n?est pas mieux loti. Face au désarroi des agences maritimes, le président de la CHC se veut rassurant. «C?est une situation hors de notre contrôle. Mais nous allons mettre les bouchées doubles pour rattraper le retard. Nous avons eu un problème semblable au début de l?année dernière», dit Gaëtan Pillay.

«EXPORTER A NOS FRAIS»

Si d?ici lundi, le temps ne s?améliore pas, trois autres navires de la Mediterranean Shipping Company Ltd (MSC) risquent d?emboîter le pas au MSC Marina. Ils se dirigeraient alors vers la Réunion si le siège de la compagnie à Genève donne son accord. « Un bateau qui ne travaille pas coûte 20 000 dollars par jour », explique un directeur d?agence.

Le Nedlloyd Ponldejima est arrivé le 3 février de Singapour. Il a à son bord des marchandises pour la zone franche et des produits pour la célébration de la st.-Valentin. Deux des conteneurs à bord contiennent des étiquettes. Elles doivent être fixées à des produits textiles qui seront exportés vers les Etats-Unis. «Les clients américains risquent bientôt de nous demander d?exporter les produits par avion à nos propres frais. Ils sont très stricts?», appréhende le Shipping Manager d?une usine.

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