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Les universités font leur pub

14 mai 2004, 20:00

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Choisir son université le temps d?une foire. Au port franc de Mer-Rouge, le flot de 20 000 étudiants témoigne bien de l?intérêt pour l?événement, l?International Careers Guidance Educational Fair 2004. Leur objectif : se mettre au parfum des opportunités d?éducation tertiaire qui leur sont ouvertes.

L?initiative revient au Rotary Club de Grand-Baie qui a reçu la collaboration du ministère de l?éducation. Au total, les représentants d?une cinquantaine d?universités, locales et étrangères, y participent. Histoire d?informer nos jeunes sur les mérites de leurs institutions.

Chez les étudiants, les universités anglaises semblent être les plus prisées. Phokeerdass Kumar de la State Secondary School Sookdeo Bissoondoyal, par exemple, voudrait étudier l?ingénierie chimique à l?université de Manchester. Anoushka Appadoo est de son côté séduite par l?université de Kent. « ça a l?air très bien », lance l?étudiante de l?école Gaëtan Raynal à Belle-Rose. Petit hic : les études anglaises coûtent « très cher », explique Anoushka.

Un avis que partagent beaucoup d?autres étudiants et c?est sans doute pour cela que Usaamah Nunkoo pense que « sudafrik meyer ! » Il souligne aussi que les universités sud-africaines sont moins strictes sur les résultats académiques des postulants.

Un coup d??il à la liste de professionnels venus parler de leurs métiers et l?on constate que l?informatique, l?ingénierie et le secteur financier sont très prisés. Cet engouement s?explique sans doute par le fait que ces métiers sont les plus demandés sur le marché de l?emploi.

Mais d?autres, à l?instar d?Idah Thong, trouvent que ces métiers dits classiques, sont trop représentés. « Je voudrais faire des études de sport mais je n?ai pas trouvé beaucoup d?information sur ce sujet », explique-t-elle. Ceux cherchant d?autres débouchés peuvent également assister aux causeries sur les vocations aussi diverses que la météorologie, la psychologie et l?art.

Ainsi, de manière générale, les visiteurs semblent ravis et ils ont été unanimes à dire que « c?est très intéressant ». Le feed-back est le même parmi les exposants qui se disent très enthousiastes. Dominique Bouillot, chargé de la communication externe de l?Ecole nationale de l?aviation Civile (Enac), est « impressionné par le nombre d?étudiants et par leur gentillesse ». Il révèle qu?il n?a pas l?habitude que les étudiants lui serrent la main alors que lors de sa visite dans une ville du sud de la France, l?accueil a même été assez hostile.

Ainsi l?Enac, basée à Toulouse, ville mère de l?aviation civile européenne, compte déjà deux Mauriciens dans ses rangs. Dominique Bouillot pense néanmoins que ce chiffre pourrait augmenter « s?il y avait plus d?information sur le système éducatif français ».

Lyn Maurice, Education Advisor au British Council, est du même avis. « ça vaut la peine de rassembler tout le monde pour permettre aux étudiants de faire le meilleur choix. En plus, le fait de centraliser le tout empêche que le programme scolaire soit dérangé. »

Aux étudiants qui n?ont pas encore trouvé leur voie, la foire éducative restera ouverte jusqu?à 15 h 30 aujourd?hui. Et aux parents, il ne reste plus que quelques heures pour mieux connaître les universités et les professions qu?ont choisies leur progéniture.

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