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Les Taher investissent Rs 400 millions dans le ?seafood?

4 mai 2006, 00:00

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La famille Taher de Rose-Hill étend ses activités dans le secteur de la pêche. Après la pêche dans le lagon et sur les bancs, elle vient d?acheter cette fois-ci trois palangriers (long liners) pour la pêche au thon dans les eaux mauriciennes.

La famille a aussi décidé d?investir dans la construction d?une usine de traitement de thon. Cette usine sera opérationnelle d?ici la fin de l?année. Les investissements dans ces nouvelles opérations sont estimés à Rs 400 millions.

Le premier des trois bateaux de pêche, qui ont tous été achetés au Japon, est attendu à Port-Louis dans une vingtaine de jours. Une fois les formalités d?obtention de certificat de navigabilité complétées, le bateau pourra partir pour sa première campagne de pêche dans environ un mois.

?C?est un bateau qui était en opération quand nous l?avons acheté. Il venait tout juste de terminer sa dernière campagne. Il est déjà doté de tous les équipements modernes de pêche au thon?, dit Bahim Khan Taher, managing director de Hassen Taher Seafoods Mauritius Ltd (HTSM).

Doté d?une capacité de transport de 100 tonnes de thon, le long liner fournira à l?usine de traitement la matière première dont elle aura besoin pour ses opérations. Il sera d?environ 30 mètres de long, soit à peu près de la même dimension et de la même capacité de transport de poisson que celles des autres bateaux de pêche mauriciens opérant sur les bancs.

Une deuxième usine en 2007

Les réservations pour deux autres bateaux ont déjà été faites au Japon par la HTSM. Ils seront d?une même capacité. Le second est attendu avant la fin de l?année et le troisième en mars 2007.

La HTSM a aussi l?intention de s?approvisionner en thon de bateaux de pêche étrangers, taïwanais, japonais et autres, qui mouillent à Port-Louis pour satisfaire ses besoins en matières premières.

Située à Rose Hill, la première usine de traitement de thon de la HTSM sera de sept étages. Une deuxième usine de traitement sera construite dans la zone portuaire en 2007. Il est prévu qu?elle sera opérationnelle au cours de la même année.

?Environ 80 % des filets de thon produits par la HTSM seront destinés à l?exportation et 20 % seront mis en vente sur le marché local. Les équipements de l?usine répondront aux normes phytosanitaires européennes, ce qui nous permettra d?avoir accès au marché européen?, explique Bahim Taher.

Au début de ses opérations, l?usine va produire 25 tonnes de filets et de steak de thon par mois. L?objectif est de passer à 100 tonnes mensuellement dans deux ans.

Bahim Taher s?enorgueillit du fait que depuis quatre générations, soit plus d?un siècle, la famille opère dans le domaine de la pêche. Initialement, elle achetait les prises des pêcheurs pour ensuite les revendre à des maraîchers.

?Ensuite, nous avons eu aussi nos pirogues. Ces dernières années, nous avons fait l?acquisition de sept bateaux de pêche, longs de 18 à 20 mètres et qui ramènent quelque 100 tonnes de poisson par mois de Saya de Malha et Nazareth et d?autres bancs de pêche des eaux mauriciennes.?

La HTSM est un des plus gros fournisseurs des hôtels en crevettes, langoustes, calamars, homards, et autres fruits de mer. Elle approvisionne plus de 90 % de ces hôtels au moyen de sa flotte de 15 camions isothermes. Quelque 150 tonnes de fruits de mer sont importées annuellement par cette société familiale.

La HTSM emploie actuellement 75 personnes directement, notamment des pêcheurs, et 200 indirectement. Avec ces nouvelles activités de la pêche et de traitement de thon, quelque 300 nouveaux emplois seront créés.

?Ce sont surtout les perspectives très intéressantes qu?offre le secteur seafood qui nous ont poussés à diversifier nos activités. Les mesures incitatives sont très encourageantes. C?est un secteur plein d?avenir. Nous serons présents pour la première fois à la conférence sur le seafood qui aura lieu à Bruxelles la semaine prochaine?, confie Bahim Taher.

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