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Les syndicats se rebiffent
?Le grand nombre de gens qui retournent dans les forêts pour aller ramasser du bois pour préparer leur repas est une indication claire que des Rodriguais arrivent difficilement à joindre les deux bouts, à cause du coût élevé de la vie?, constate Alain Tolbize, président de la Rodrigues Government Employees Association (RGEA). C?est pourquoi il veut réunir sur une même plate-forme le 1er mai, les associations de sans-emploi, les éleveurs, les pêcheurs, les planteurs, les employés du secteur touristique et du port.
Ce rassemblement, à partir de 8 heures au Senior Citizen Centre à Mont-Lubin, est destiné à faire entendre les points de vue sur plusieurs aspects de la société d?où le thème choisi : Solidarité travayeur ek dimoune miser pour enn développement durable.
Avec les récents événements politiques qui ont secoué l?île Rodrigues, Alain Tolbize et ses membres disent avoir constaté que les deux forces principales, L?Organisation du Peuple de Rodrigues et le Mouvement Rodriguais (MR), ne se battent que pour leur propre intérêt et non pour le petit peuple, qui continue à souffrir. ?Nous avons choisi cette date pour réunir toutes les parties concernées dans le but de revendiquer non seulement une compensation salariale mais de meilleures conditions de vie?, insiste -t-il.
Selon lui, il faut lutter pour que le chômeur trouve d?abord un emploi pour atténuer ses souffrances et pour qu?il retrouve sa dignité. ?A-t-on le droit de parler si on n?est pas en mesure d?offrir au peuple un développement durable pour sa survie ?? s?interroge le président de ce syndicat.
Selon Alain Tolbize, même s?il est vrai que Rodrigues a connu un développement en termes d?infrastructures publiques, il faut aussi reconnaître que ? le Rodriguais qui se trouve au bas de l?échelle s?enfonce chaque jour dans la misère.?
Parlant de la journée du 1er mai, le président de la RGEA, explique que chaque représentant des mouvements cités plus haut interviendra avant de se retrouver en groupe pour mettre en commun les différentes données avant de voter des résolutions pour jeter les bases d?un nouveau mouvement. Ctte formation agira comme chien de garde pour intervenir sur les différents sujets qui préoccupent sérieusement les Rodriguais.
<B>Salaire inférieur</B>
Quant à la Federation of Progressive Unions (FPU), ses représentants seront dans l?île du 27 au 1er mai pour une série d?activités et elle profitera de l?occasion pour que Rodrigues ait un Factory Inspectorate en permanence pour enquêter sur les accidents de travail, avant que les ?preuves disparaissent?.
Ce syndicat est à l??uvre à Rodrigues depuis trois ans. Les travailleurs affiliés à ce syndicat sont dans les secteurs suivants : A.J Maurel , Société Kan John, State Trading Corporation (STC) Courts, le Port, la Central Electricity Board et l?hôtellerie.
Les représentants de la FPU animeront, sur place, un cours de formation étalé sur deux jours à Mont-Lubin, célébreront le World Safety Day et organiseront une marche à partir de 9 h 30 le 1er Mai. La marche quittera la place de la gare de Port-Mathurin pour se diriger vers le Millennium Square près du quai à Camp-du-Roi.
Il y aura également une exposition de photos, de posters, de coupures de presse, de messages. Il y aura aussi des débats le samedi 29 de 9 h 30 à 16 heures, au centre Mon Plaisir à Mont-Lubin.
L?objectif de la FPU est de sensibiliser les travailleurs rodriguais afin de les encourager à se syndiquer, à pousser les syndicats rodriguais à agir de manière autonome et à mobiliser les syndicats et les travailleurs rodriguais pour que leurs droits soient respectés et pour qu?ils travaillent dans de meilleures conditions.
D?où l?initiative de la FPU de célébrer le World Safety Day le 28 avril comme décrété par les Nations unies. ?Nous allons profiter de cette journée pour parler de l?importance de la santé et de la sécurité au travail des dangers auxquels font face les travailleurs et les différentes lois sur ces mêmes questions?, explique Reaz Chuttoo de la FPU.
La FPU s?intéresse-t-elle aux conditions de travail des Rodriguais qui sont embauchés à Maurice ?
?Définitivement, et au même titre et avec la même vigueur que nous le faisons pour défendre les travailleurs étrangers. Parce qu?il existe certains employeurs mauriciens qui pensent qu?ils peuvent encore surexploiter la main-d??uvre rodriguaise en leur offrant un salaire inférieur par rapport aux Mauriciens?, déclare Reaz Chuttoo.
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