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Les syndicats d?autobus votent le boycott les rassemblements du 1er mai
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Les syndicats d?autobus votent le boycott les rassemblements du 1er mai
Les routes, le 1er mai, risquent d?être désertes. Les salariés de l?industrie du transport en commun menacent, en effet, de faire grève? le jour de la fête du Travail. Raison évoquée : la non-application du récent rapport du National Remuneration Board (NRB) portant sur une hausse salariale de l?ordre de 15 à 20 % ainsi qu?une révision de leurs conditions de services.
Selon Wakhil Lalloo, un des principaux porte-parole du front commun des syndicats des employés du transport, un mot d?ordre quant au boycott des rassemblements politiques a été voté, à la fin de la semaine dernière. «La balle est dans le camp des autorités.»
Les employés de l?industrie du transport estiment, en effet, que le gouvernement devrait entériner les recommandations du NRB ? rendu public il y a quelques semaines ? au plus vite car le coût de la vie ne cesse d?augmenter. Wakhil Lalloo déclare que le gouvernement a jusqu?au 25 avril prochain pour accéder à la requête des salariés de cette industrie. Faute de quoi, ils n?hésiteront pas à rester chez eux le 1er mai.
Wakhil Lalloo égratigne, au passage, certains membres de l?opposition. Il qualifie de «honteuse», leur déclaration à l?effet que le gouvernement ne devrait pas céder à leur «chantage». Mais les employés ne baisseront pas les armes, prévient-il. D?ailleurs, des réunions de sensibilisation sont organisées systématiquement dans l?enceinte de plusieurs dépôts d?autobus pour encourager les salariés à rester mobilisés.
Les opérateurs d?autobus affirment que leurs situations financières sont dans le rouge. Ils réclament un réajustement de leurs tarifs. La dernière augmentation remonte à quatre ans. Au vu des calculs effectués par l?Association of Bus Operators, la mise en application de ce rapport requerra environ Rs 400 millions, annuellement. Un coût que les opérateurs estiment «insoutenable». Ils souhaitent que le gouvernement prenne une décision au plus vite.
Une hausse des tarifs d?autobus qui pourrait se chiffrer à 100 % au lieu de 40 %, si le gouvernement enlève le subside sur le carburant. Ainsi, un ticket pour le trajet Grand-Baie-Port-Louis coûtera Rs 42 au lieu d?environ Rs 34.
En outre, les opérateurs affirment que le coût des pièces de rechange, les assurances, les pneus sont en hausse constante. La présence des opérateurs illégaux sur leurs lignes contribue à fragiliser leur situation.
Au ministère du Travail, on maintient que l?award du NRB a été soumis au parquet. Le dernier rapport date de 1988. «20 ans, on considère qu?une révision de leurs conditions de travail est méritée.»
<B>Les partis se préparent </B>
■ Les partisans des partis politiques devront, probablement, venir au rassemblement de leur parti par leurs propres moyens, au cas où le boycott des employés du transport s?avère. Ainsi, les dirigeants Mouvement militant mauricien leur ont déjà fait une requête à cet effet. Idem pour le Parti mauricien social-démocrate. Car Maurice Allet, leader du parti, a affirmé éprouver des difficultés pour obtenir des autobus pour transporter ses partisans au cinéma Novelty, le 1er mai. Le Parti mauricien Xavier Duval (PMXD) a, de son côté, passé une commande pour 80 autobus pour transporter ses partisans au meeting du 1er mai, à Vacoas. Quant au leader du Mouvement socialiste militant, Pravind Jugnauth, il s?est, lui, abstenu de commentaire.
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