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Les s?urs courage
Orphelines de père et de mère depuis quelques années, les s?urs Polimont ne s?épargnent aucun effort pour gagner honorablement leur vie. Aidées par un Bon Samaritain en la personne de Sylvio Inkinson, les quatre filles lavent des voitures. Parfois, elle s?adonnent également à des travaux de maçonnerie et vontà la pêche. Elles sont âgées entre 13 et 22 ans.
Elles se prénomment Marie-Noëlle, May Gertrude, Marie-Claudette et Anushka. Marie-Noëlle est l?aînée. Elle ne passe pas par quatre chemins pour dire qu?elle a eu 4 F aux examens du Certificate of Primary Education (CPE). Par contre la benjamine est en CPE et les deux autres sont respectivement en ?form? III et en SC. Il y a environ cinq ans, le malheur a frappé cette famille. Les quatre s?urs ont perdu père et mère.
Sans complexe
Sylvio Inkinson accepte de les héberger. Cet homme,dont la maison donne sur une grande cour, décide d?ouvrir un centre de lavage de voitures. Il est géré par les quatre s?urs. Marie-Noëlle souligne que ses s?urs et elle n?ont aucun complexe. ?Nous faisons entre Rs 1 500 et Rs 2 000 , chaque mois pour le travail que nous faisons?, dit-elle. Nous utilisons cette somme comme argent de poche, car nous sommes, nourries et logées par notre patron.
Elles aiment ce qu?elles font et estiment que l?argent qu?elles reçoivent est suffisant pour ?rouler leur mois?.
Si Marie-Noëlle travaille du lundi au samedi, les autres s?urs lui donnent un coup de main à leur retour de l?école. Par contre, les samedis, elle consacrent toute la journée à laver les voitures. En moyenne, elles lavent trois à quatre véhicules par jour.
Les s?urs Polimont travaillent de temps à autre aussi comme apprenties-maçons. ?Là également, nous n?avons aucun complexe, car nous estimons que les femmes également peuvent faire ce travail?, disent-elles.
Elles vont aussi à la pêche. ?Nous avons la volonté de faire n?importe quel travail d?autant plus que cela nous rapporte de l?argent?, explique Marie-Noëlle. Elles pensent que les jeunes au chômage devraient faire comme elles. ?Si ou ena volonte ou kapav gagn ou lavi facilman?, dit Marie-Noëlle. Elles sont prêtes à aller travailler là où on fait appel à leur compétence.
Les s?urs Polimont font l?éloge de leur patron, Sylvio Inkinson. ?Nous sommes sans papa et maman et sans toit. Heureusement que Monsieur Sylvio nous a donné l?occasion de gagner notre vie honorablement, sinon cela aurait été très difficile pour nous?, disent-elles.
En tout cas, ces s?urs font preuve de beaucoup de courage. Elles ne se sont pas contentées d?être des assistées, attendant , comme certains, l?aide de l?Etat. Un exemple que beaucoup de personnes auraient intérêt à suivre.
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