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Les stars américaines ont déjà choisi leur camp
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Les stars américaines ont déjà choisi leur camp
Les attentats du 11 septembre les avaient interpellées, la guerre en l?Irak les a réveillées. Aujourd?hui, les mêmes stars de la chanson et du cinéma, qui se sont révoltées contre la guerre en Irak, s?élèvent contre Bush et glorifient le candidat Kerry. On les appelle les «Bush haters ». Elles ont juré la perte de George W. Bush. Pour y parvenir, rien ne vaut la mobilisation. «Il n'est pas mon président, il ne sera jamais mon président.» Cette phrase assassine est signée Julia Roberts. Pour elle, comme pour d?autres de ses amis acteurs, John Kerry représente les vraies valeurs de l?Amérique, ce qu?ils appellent «l?Amérique patricienne». Pour certaines stars du grand écran, John Kerry mérite qu?on se rallie à sa cause.
Pour y parvenir, les vedettes ne manquent pas d?astuces. Certaines organisent des soirées de soutien, d?autres tournent dans des spots télévisés pour soutenir le candidat démocrate. C?est le cas de Scarlett Johansson et de Matt Damon. «Si Bush est réélu, je vais gagner des millions de dollars grâce à ses réductions d?impôts. Mais je suis prêt à donner tout cet argent pour changer de président.» Matt Damon n?y va pas par quatre chemins. Bush doit s?en aller.
Le chef de file du mouvement anti-Bush, c?est l?actrice Susan Sarandon. Actrice engagée contre les injustices sociales et la peine de mort, Susan Sarandon ne mâche pas ses mots. «Avec mon compagnon Tim Robbins, nous sommes qualifiés de traîtres et d?anti-Américains. Je suis sous surveillance policière, il y a des dossiers sur moi au FBI, sans parler de mon téléphone qui est sur écoute. Il faut que cela cesse !»
Soutenue par les non-moins en verve, Michael Moore et Whoopi Goldberg, Susan Sarandon, entourée de Matt Damon, Courteney Cox-Arquette, Glenn Close, Steven Spielberg, Demi Moore, George Clooney, Uma Thurman, Sarah Jessica Parker, Sean Penn, Tom Hanks, Jamie Lee Curtis, entre autres, disent «non» au candidat
Bush. Pour appuyer Susan Sarandon, Whoopi Goldberg n?a pas hésité à critiquer ouvertement le président américain. «L?Amérique déteste Bush !» s?est-elle exclamée.
Devenue la bête noire des Républicains, elle a vu son contrat avec la maison de régimes Slim-Fast résilié.
Les pro-Kerry ne baissent pourtant pas les bras. «Pour moi, dit Dustin Hoffman, le plus douloureux est de voir que l?administration Bush a pris pour prétexte le 11 septembre pour manipuler l'opinion.» Ils s?insurgent et se mobilisent. Les soirées privées sont légions. On y prône le libre arbitre et l?on recherche une Amérique plus juste. Pour eux, le bilan du «Texan toxic», est catastrophique. Grâce à lui, l?Amérique a perdu de sa superbe. Il doit donc partir. Les sommes récoltées lors de ces soirées, continuent de servir au financement de la campagne électorale du candidat démocrate. En juin dernier, les pro-Kerry y ont récolté 50 millions de dollars. Ils n?hésitent pas à vendre des t-shirts servant leur cause.
A 25 dollars pièce, les stylistes ont trouvé une véritable manne. Ces t-shirts, portés par Jaimie Lee Curtis ou encore Alyssa Milano, suffisent pour appâter les personnes les plus récalcitrantes. Chaque star se déplace avec ces fameux t-shirts sur le dos : «Vote for Kerry», «Vote for change» !
GUERRE DES MOTS
Du côté des stars de la chanson, c?est la même mobilisation. Le rappeur P. Diddy a monté sa propre campagne, dont le slogan est «Vote or die». Soutenu par le «boss» de la chanson, l?indémodable Bruce Springsteen, ou encore Madonna, Babyface, R.E.M, et même le Britannique Moby, le mot d?ordre est
«Chassez Bush», «Votez pour le changement et la liberté.»Du côté des Républicains, les stars qui les soutiennent, sont plus discrètes. Pour soutenir leur cause, ils ont trouvé le candidat idéal : Arnold Schwarzenegger. Le «gouvernator» apporte incontestablement la touche glamour à la campagne de Bush. Entouré de John Travolta, de Charlton Heston, de Clint Eastwood, de Kevin Costner, de Mel Gibson, de Matt LeBlanc, de Bruce Willis ou encore de Lance Armstrong, les Républicians entament en ch?ur le fameux «God bless America ». Elles veulent ainsi rassurer l?Amérique. «Nos valeurs sont les mêmes. L?Amérique a besoin d?un leader pour demeurer la superpuissance qu?elle est !» déclarent-elles.
Face aux divergences d?opinion qui pourraient devenir sujet de rupture chez bien des couples de stars, celles-ci préfèrent ne pas aborder la question dans leurs foyers. C?est le cas du couple Schwarzenegger. Ces derniers, mariés depuis dix-huit ans, n?ont jamais renoncé à leurs préférences électorales. Lui vote républician, elle vote démocrate. Maria Schriver n?a jamais renoncé aux principes que lui ont enseigné son oncle, John F. Kennedy.
Les divergences d?opinion électorale, séparent également le couple Lance Armstrong-Sheryl Crow. Le sextuple champion du Tour de France, n?a jamais caché son admiration pour le candidat Bush, tandis que sa compagne préfère le candidat Kerry. Du côté de la famille Baldwin, les divergences d?opinion politiques sont nombreuses.
Si Stephen vote républician, Alec, lui, est pro-démocrate. Entre les deux frères Baldwin, le torchon brûle souvent. Alec Baldwin, ex-mari de Kim Basinger, a participé début septembre, aux côtés de Richard Gere et de Kathleen Turner, à la «guerre des mots». Ils ont passé un après-midi à lire la Constitution américaine devant plusieurs milliers de personnes. A cette occasion, Alec Baldwin a averti son frère cadet Stephen que les Républicains ne l?utiliseraient qu?à des fins politiques. «Quand ils en auront fini avec toi, ils te jetteront à la poubelle.» Alors Bush ou Kerry ? Verdict le 2 novembre prochain.
<I>Schwarzenegger «L?Amérique a besoin d?un leader pour demeurer la superpuissance qu?elle est !»
<I>Julia Roberts «Il n'est pas mon président, il ne sera jamais mon président.» </I>
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