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Les Spurs sont costauds !

26 mai 2005, 00:00

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Vainqueur à Phœnix de la première manche des finales de l’ouest, San Antonio a remis le couvert à l’occasion du match 2, s’imposant en effet, 108-111, en Arizona en prenant une nouvelle fois leurs hôtes à leur propre jeu, celui du tout pour l’attaque.

Les Suns ont beau avoir affiché un 56% d’adresse, Stoudemire et Nash afficher 37 points et 29 points-15 passes, ce sont bien les Texans qui ont eu le dernier mot grâce à la verve de son trident magique. Duncan, Ginobili et Parker ont ainsi respectivement inscrit 30, 26 et 24 points et les Spurs mènent désormais 2 victoires à rien.

Comme lors de la première manche, les hommes de Gregg Popovich n’ont pas paniqué, s’efforçant de ralentir le rythme avant d’asséner le coup de grâce.

Seul le nom du bourreau texan a finalement changé. Après ses 21 points dominicaux, Brent Barry a en effet été bien plus discret, inscrivant certes un tir primé crucial au cœur du dernier acte, mais devant se contenter de 5 points et laisser la vedette à ses coéquipiers.

Car cette fois, les Suns ont eu droit au peloton d’exécution, leurs visiteurs s’y mettant à plusieurs. Ainsi si Tim Duncan, avec 14 points dans le dernier quart, a une fois encore tenu le premier rôle, ce sont Robert Horry et Manu Ginobili, auteurs de neuf des dix derniers points texans, qui ont donné le coup de grâce.

Steve Nash avait bien la possibilité d’arracher la prolongation sur une ultime prière à trois points, mais celle-ci, lancée dans la course façon Stephon Marbury lors de la manche inaugurale face aux Spurs il y a deux ans, ne fut pas exaucée. Bruce Bowen arrivé au soutien de Tony Parker, le meneur canadien en était quitte pour voir sa tentative de la dernière chance heurter l’arceau.

Nash lui était dépité par l’issue de cette rencontre. “Cette défaite fait vraiment mal, reconnaissait le MVP de l’année, on s’est bien battus, on a joué le basket qu’il fallait, mais San Antonio n’a rien lâché et a réussi à faire la différence sur la fin. Ils ont été phénonénaux dans le dernier quart.”

Dans le sillage de son meneur, auteur notamment d’une première période en tous points réussie avec un édifiant 9 sur 10 aux tirs, Phoenix a effectivement une nouvelle fois caressé la victoire du doigt. Après une troisième flambée offensive, un 11-0 au cœur du troisième acte succédant aux 13-0 et 10-0 passés avant la pause, les Suns viraient ainsi non seulement en tête mais parvenaient même à faire le grand écart avec neuf longueurs d’avance.

Le réveil de Duncan

La lutte a été furieuse sous les panneaux. Et espérer que les seconds rôles, renforcés pour le match 3 par le probable retour de Joe Johnson, confirment leur montée en puissance. Après une première manche fantomatique, Shawn Marion a certes compilé 11 points et 12 rebonds et Quentin Richardson bien enquillé trois tirs primés pour finir avec 18 points. Mais il en aurait fallu plus pour tenir la dragée haute au collectif texan.

Stoudemire et Nash ont pourtant parfaitement assumé leur statut, l’intérieur affolant à nouveau les compteurs avec 37 points à 14 sur 23 aux tirs et 8 rebonds pour l’un et le meneur canadien en devenant, avec 29 points à 13 sur 22 et 15 passes, le premier joueur de l’histoire à aligner quatre matches en playoffs à plus de 25 points et 10 passes. Un record aussi beau qu’inutile...

La faute à un Big Three de San Antonio une nouvelle fois à la parade. Ainsi la traction arrière franco-argentine de profiter des errements défensifs de leurs vis à vis pour briller plus qu’à leur tour. Manu Ginobili, en plus de se montrer décisif dans les dernières minutes avec deux paniers clé, a en effet inscrit 26 points à 10 sur 18 aux tirs et Tony Parker compilé 24 points à 12 sur 20 et 5 passes. Mais la palme du jour revient une fois encore à l’inamovible Tim Duncan, qui a su faire fi d’une première période à l’envers –5 points à 1 sur 7- pour terminer meilleur marqueur des siens avec 30 points à 10 sur 19 aux tirs et 8 rebonds. Ajoutez-y 11 points et 8 rebonds de Nazr Mohamed et 10 points pour Robert ‘Big Shot’ Horry, l’ancien Laker inscrivant un tir primé décisif dans les deux dernières minutes, et le compte des Suns était bon.

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