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Les sisters entendent retrouver leur sérénité en 2005

2 janvier 2005, 00:00

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Les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour les s?urs Williams. Impressionnantes pendant des années tant sur le plan de la force physique, que sur le plan mental, les filles de Richard Williams ont depuis connu quelques mésaventures. De baisses de forme en baisse de motivation après avoir accédé à la place de numéro 1 mondiale et remporté plusieurs épreuves du Grand Chelem (six Majeurs pour Serena et quatre pour son aînée), les deux Américaines ont vu la concurrence s?accroître et leur statut s?effriter à mesure que leurs rivales déboulaient sur la scène internationale.

Aujourd?hui, les Williams, qui se sont défiées à plusieurs reprises en finale de Grand Chelem (à l?Open d?Australie et Wimbledon en 2003, à Roland-Garros, Wimbledon et l?US Open en 2002, puis enfin à l?US Open en 2001), doivent mettre les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu. Encore marquées par l?assassinat de leur s?ur en septembre 2003, les deux Américaines ont dû réapprendre à trouver du plaisir sur un court, avec la volonté de ne plus faire la une des journaux américains dans les pages faits divers.

<B>Sharapova, le cauchemar de Serena</B>

En cette année 2004, Serena Williams (désormais 7e mondiale) sera passée par différents états d?âme. Revenue à la compétition en mars dernier seulement à Miami, après avoir été opérée du genou, la cadette des Sisters, qui disputait pourtant à cette occasion son premier tournoi depuis son sacre face à sa s?ur à Wimbledon, frappait un grand coup en s?imposant en Floride. Mais son retour fracassant ne se prolongea pas dans le temps. Demi-finaliste à Rome et quart de finaliste à Roland-Garros, Serena fut à chaque fois stoppée par sa compatriote Jennifer Capriati? Encore imprécise dans ses déplacements en raison de son opération, la terre battue mettait alors à jour ses faiblesses en jeu de jambes. Sa détermination alliée à son envie de remporter chaque match qu?elle disputait (comme elle l?annonçait du temps de sa suprématie) lui permettaient toutefois de repartir de l?avant sur le gazon de Wimbledon. Bourreau d?Amélie Mauresmo en demi-finale, l?ancienne patronne du circuit chutait alors devant Maria Sharapova en finale, alors qu?elle partait avec les faveurs des pronostics du fait de son expérience des grands rendez-vous.

Le coup était rude à encaisser pour une compétitrice de son calibre. D?autant que les désillusions n?étaient pas terminées. Battue par une Lindsay Davenport intraitable en finale à Los Angeles, elle s?inclinait une nouvelle fois contre... Capriati en quarts de finale de l?US Open. Le soulagement de soulever un deuxième trophée en 2004 ne tardait pas et c?est à Pékin qu?elle s?imposait. L?occasion de faire taire les mauvaises langues, avant d?aborder le Masters féminin avec une volonté décuplée. Et lorsqu?elle se présenta face à Maria Sharapova, devant son public, pour la revanche de Wimbledon, on ne donnait pas cher de la peau de la jeune et jolie Russe. C?est pourtant cette dernière qui raflait encore la mise. Dès lors, Serena va devoir tirer au plus vite les leçons de ses échecs pour faire la loi sur le circuit.

<B>Venus à la mode</B>

Tout comme sa s?ur aînée. En reprenant la compétition à l?Open d?Australie après une absence d?un peu moins de sept mois (elle n?avait pas non plus joué depuis Wimbledon), Venus mit du temps à retrouver ses repères et ses automatismes. Le déclic eut lieu sur terre battue, où elle aligna les victoires avec aisance. Les épreuves de Charleston et Varsovie tombaient dans son escarcelle. Un retour en force qui prit fin en finale à Berlin face à Mauresmo à cause d?une cheville gauche défaillante. Une nouvelle fois, son corps la trahissait : dans le passé ses abdominaux et ses poignets lui avaient imposé des semaines de repos forcé. De retour sur le circuit, elle n?eut pas ensuite la même réussite et la même constance malgré une finale à Stanford.

Son élimination précoce à Athènes, puis à l?US Open traduisaient ses faiblesses actuelles. Et lorsque les organisateurs du Masters de Los Angeles lui proposaient un strapontin de remplaçante, elle refusait l?invitation. Par orgueil ou par simple besoin de repos après une saison décousue ? La question reste posée. Retombée à la 9e place mondiale, l?Américaine va devoir elle aussi serrer les boulons pour rivaliser à nouveau avec les plus fines lames du circuit. En aura-t-elle l?envie, son attrait pour le stylisme et la mode prendra-t-il le pas sur son ambition de championne ? Le début de l?année 2005 apportera sans doute quelques premiers éléments de réponse.

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