Publicité
Les Seychelles dans le rétroviseur
La satisfaction est de mise, mais le sentiment est mitigé. Un point positif : la boxe mauricienne a maintenu le niveau de progrès accompli avant les Jeux de 1998 à la Réunion. En ramenant cinq médailles d?or de la présente édition des Jeux des îles, comme en 1998, les boxeurs mauriciens démontrent qu?ils n?ont pas dormi sur leurs lauriers.
Mais alors qu?on pensait que l?écart s?était agrandi entre Maurice et les autres îles, on s?est vite rendu compte que tel n?a pas été le cas.
Le vide laissé par la Réunion, qui prépare encore la relève de son cru 1998, a été comblé par les boxeurs des Seychelles, avec lesquels l?ancien champion Roland Raforme a abattu un excellent travail en moins de deux ans.
Voilà une île qui a démontré une capacité de rebondissement extraordinaire. Malgré un réservoir d?habitants faible par rapport à Maurice, l?archipel a vite trouvé la relève pour la génération Raforme-Legras-Cadeau.
L?île soeur, pour sa part, n?a pas la moindre excuse. La Ligue réunionnaise est passée près de l?éclatement après les Jeux de 1998 et le départ des Inom, Hoareau, Tierpied, Chassan, Eliaral, Filain et Mussard n?a pas été pour arranger les choses.
Au-delà de Madagascar 2007
Heureusement pour l?île voisine que Willy Blain a porté haut ses couleurs. Le champion du monde des -64 kilos a ravi le public mauricien par son style particulier et son immense talent. Merci Willy.
Par ailleurs, si les boxeurs mauriciens conservent le titre de Rois de la boxe pour la deuxième fois en six occasions, les Malgaches ont, quant à eux, conservé le titre de Champions des petites catégories. Si auparavant la Grande île comptait uniquement sur la paire Anicet Rasoanaivo (-48 kg) et Augustin Célestin (-51 kg) pour porter haut ses couleurs, elle peut désormais compter sur le très prometteur Lalaina chez les mi-mouches.
Lalaina avait déjà indiqué son potentiel lors des championnats de la Zone 7 en disposant de Rasoanaivo, plusieurs fois champion d?Afrique.
Du côté des Comores, on a surtout vu des boxeurs déterminés, mais qui ont encore à apprendre sur les maîtrises techniques de la boxe.
Il ne faut pas se faire d?illusions, les Comores remonteront la pente tout doucement mais sûrement, car en boxe, c?est le dur labeur qui paie.
Avec cette belle meute à ses trousses, la boxe mauricienne devra redoubler d?efforts. Des frottements avec les meilleurs mondiaux, des stages de perfectionnement et une continuité dans le travail commencé depuis longtemps déjà aideront à maintenir le noble art mauricien hors de portée de la meute.
Les boxeurs mauriciens ont une moyenne d?âge de 24 ans. Il ne faudra penser seulement en termes des Jeux de 2007 à Madagascar, mais au-delà?
Jean-Hugues OLIVIER
Publicité
Publicité
Les plus récents