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Les rebelles posent leurs conditions
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Les rebelles posent leurs conditions
Les rebelles du Darfour ont exigé jeudi du gouvernement soudanais la fin du survol de leur territoire. Ils réclament en outre que les milices «djandjaouids», soutenues par Khartoum, soient traduites en justice, avant de signer l'accord intervenu la veille au sujet de l'aide humanitaire.
Mercredi, les rebelles avaient annoncé être tombés d'accord avec Khartoum pour offrir un accès plus facile aux organisations humanitaires qui souhaitent intervenir dans la province soudanaise. Mais jeudi, les responsables du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) et Mouvement de libération du Soudan (SLM) ont durci leur position.
«Nous ne signerons aucun accord sur la question humanitaire tant que les problèmes de sécurité n'auront pas trouvé une solution», a déclaré Ahmed Mohammed Tugod, l'émissaire du JEM à Abuja où se tiennent des pourparlers sur le Darfour. Ces derniers, qui durent depuis près de deux semaines, ont été ajournés aujourd?hui.
Les rebelles demandent pour cela que Khartoum, qui se défend de soutenir les «Djandjaouids», mette fin aux bombardements aériens sur leurs villages, que les milices arabes soient désarmées et jugées et qu'une commission internationale des droits l'homme soit mise en place pour enquêter sur les exactions au Darfour.
Sous l'égide de l'Union africaine, rebelles et gouvernement sont réunis au Nigeria pour tenter de trouver un accord de paix et ainsi mettre fin à ce que les Nations unies considèrent comme la plus grave crise humanitaire dans le monde.
Plus d'un million de personnes ont quitté la zone de conflit pour échapper aux attaques des milices arabes. Selon l'Onu, quelque 50 000 personnes ont été tuées depuis le début des combats en février 2003.
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