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Les quartiers à risques

23 janvier 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les vols simples ou avec violence sont parmi les vingt délits les plus rapportés à Maurice. Alors que les cambriolages prennent l?ascenseur avec 1 496 cas en 2003, les vols avec violence semblent se stabiliser autour de 750 cas en moyenne depuis 2001.

Et le phénomène de vols avec violence se concentre surtout dans les quartiers populaires autour de la capitale. Roche-Bois, Ste-Croix, Batterie-Cassée, Riche-Terre sont investis par la racaille qui a trouvé refuge à Karo Kalyptis.

Pour ces régions, principalement, la police a enregistré 74 plaintes en octobre contre 84 en septembre dernier.

« Beaucoup de cas sont liés à la toxicomanie et à un taux de chômage alarmant », explique un haut gradé.

Les cambriolages se pratiquent davantage dans les quartiers chics, le long des côtes nord, ouest et sud ou dans les Plaines-Wilhems, où mari et femme travaillent durant la journée.

Pourquoi les vols se produisent dans certains endroits plus qu?ailleurs ? Aux Casernes centrales, on les surnomme les « hot spots », les quartiers à risques.

Normalement ces régions bénéficient d?une surveillance policière accrue, et pourtant, les vols ont connu, les deux derniers mois, une hausse au lieu de diminuer.

Les plus villages les touchés dans le Nord sont Baie-du-Tombeau, Grand-Baie, Péreybère et Trou-aux-Biches. « C?est principalement dû au fait qu?il y a une concentration de touristes », explique un enquêteur. Mais il est aussi un fait que bon nombre de familles riches, véritables aimants pour les voleurs, s?y sont installées.

C?est le même scénario à Blue-Bay et à Pointe d?Esny, dans le Sud, et à Flic-en-Flac et Albion dans l?Ouest. « Ici, les voleurs cambriolent surtout les riches maisons et les campements. »

Dans les Plaines-Wilhems, ce sont les quartiers résidentiels habités par la classe moyenne, tels que Sodnac, Roches-Brunes et Mare-Gravier qui sont la cible des voleurs.

En milieu rural, c?est Bambous, Bel-Air-Rivière-Sèche, Camp-de-Masque Pavé et Quartier-Militaire qui semblent les plus touchés.

Mais depuis peu, les voyous ont commencé à décentraliser leurs activités. Les gares routières, les boîtes de nuit et les centres commerciaux sont désormais leurs points de convergence.

Rien que les délits considérés comme de menus larcins se chiffrent à 1 847 cas, pour les onze dernières semaines de l?année dernière.

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