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Les protestataires ne lâchent pas prise

12 mai 2005, 00:00

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Le recours à une grève de la faim illimitée, c?est la décision prise la semaine dernière par une cinquantaine d?habitants de Mahébourg pour contraindre Ashock Jugnauth à respecter ses promesses de doter l?hôpital de Mahébourg d?une salle de maternité, d?une salle de psychiatrie, d?une salle d?opération pour des interventions chirurgicales mineures, d?une pharmacie qui opérerait 24 h sur 24, et pour qu?il y ait un médecin en service entre 9 et 15 heures.

Converti en centre de santé en mars 2002, cet ancien hôpital a été rouvert le 1er avril du mois dernier.

En mars 2002, le cabinet ministériel d?alors décidait d?enlever le sérum financier à cet hôpital en déclarant, étude à l?appui, que le ministère de la Santé dépensait Rs 40 millions annuellement pour cet hôpital et que le taux d?occupation ne tournait qu?autour de 20 % seulement.

Florise Marie, la cinquantaine, habitante de Mahébourg, a tenu à être présente à la manifestation organisée par George Ah-Yan, président de la Mahebourg Citizen Welfare Association (MCWA). Son époux Karl, souffrant, est venu à l?hôpital de Mahébourg. Après son examen, il est transféré à l?hôpital Jawarhallall Nehru, à Rose-Belle. Florise doit trouver, chaque jour ,de l?argent pour faire trajet Mahébourg-Rose-Belle-Mahébourg. ?Ce n?est pas facile pour moi, sans compter les autres difficultés pratiques. C?est pour cette raison que je suis venue ici pour témoigner ma solidarité avec les autres familles qui se trouvent dans la même situation que moi?, dit-elle.

George-Ah-Yan, le président de la MCWA,Viraj Ramdawar, Gopal Roopnarain, les membres, qui ont été parmi ceux qui s?étaient prononcés contre la fermeture à cette époque, n?apprécient toujours pas la manière dont fonctionne cet établissement hospitalier après sa réouverture. ?Nous allons nous battre pour que le ministère améliore le service?, insistent-ils. Ashoda, licenciée d?une usine de textile, trouve inacceptable qu?un hôpital ne puisse pas offrir un service complet à ses patients. ?Eski ou croire ene dimoune ki dans mo situation capave paye transport pou alle lopital Rose-Belle toulezur.? s?interroge-t-elle.

Ashok Gujudhur, la soixantaine, pense, comme ses voisins, qu?une salle de maternité est indispensable car il a été témoin du calvaire d?une de ses proches qui était sur le point d?accoucher : ?Pas ti pe gagne transport. Ti obligé amene li là-bas, Rose-Belle?.

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