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?Les projets IRS sont très compétitifs sur le marché mondial?

13 juin 2006, 00:00

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● Qu?est-ce qui a motivé Pam Golding à ouvrir une agence à Maurice en 2001 ?

D?abord, nous avons été approchés par une femme d?exception, en la personne de Marie-Josée Llewllyn. Ensuite, nous avons toujours cru dans les opportunités du marché de résidences secondaires à Maurice. Pam Golding estime être en mesure de jouer un rôle important dans le marketing et la vente des projets de Integrated Resorts Scheme (IRS) à la clientèle mondiale.

D?ailleurs, nous sommes l?agent exclusif en marketing du projet Tamarina. Ces villas ont été vendues à 80 %, rapportant des investissements directs étrangers de l?ordre de 100 millions de dollars (Rs 3,1 milliards).

● Quelle est votre appréciation des projets IRS mauriciens ?

Les perspectives sont intéressantes. Car, pendant très longtemps, des clients étrangers ont voulu acquérir des biens immobiliers à Maurice. Ils se sont heurtés à des difficultés. Le plan IRS arrive à point nommé, leur permettant de participer à ce segment du marché. Je ne vois aucune raison pour que ces projets fonciers ne soient pas des réussites.

● Comparée à des projets tels que Palm Island, la destination mauricienne a-t-elle une chance ?

Maurice a un énorme potentiel à offrir aux investisseurs étrangers au point de vue IRS. Pam Golding est en effet associée au marketing du projet de Dubayy. Que ce soit sur le plan du coût ou de la situation géographique, le pays a une marge très compétitive. En poursuivant la comparaison, il est clair que le prix des villas mauriciennes, comparé à celui du reste du monde est inférieur à des destinations telles que les Bahamas ou la Floride.

La tendance mondiale veut que les clients choisissent une île pour acquérir des biens fonciers. Dans cette logique, il y a de bonnes chances que tous les projets IRS trouvent preneur. Dans le pire des cas, la majorité sera occupée.

Cependant, il faudrait tenir compte du seul désavantage de Maurice face à ses compétiteurs. Il se joue sur le plan de son éloignement de l?Europe. Un acheteur de ce continent devra trouver du temps pour regagner sa propriété à Maurice, et y passera, du coup, moins de temps.

● Les opposants à l?IRS estiment que ces projets seront, en fin de compte, un état dans un Etat, coupé du reste de la société ?

Avant tout, nous devons tenir compte de l?apport en devises de ce type de projet. Par exemple, en Afrique du Sud, où nous commercialisons des résidences, l?investissement direct venant de clients étrangers s?est élevé à 250 millions de dollars l?année dernière (soit Rs 7,5 milliards).

L?autre aspect à considérer est que ces personnes, des possédants, verront sûrement des possibilités d?investir davantage dans des firmes locales, voire même créer une entreprise ici. Il va sans dire que le Mauricien aura droit à une plus grande palette d?emplois. A ce même niveau, les projets IRS, à leur aboutissement, nécessiteront de la main-d??uvre pour l?entretien ou pour offrir des services à valeur ajoutée aux acquéreurs.

Il ne faudrait surtout pas considérer ces personnes comme des étrangers. Car il est sûr qu?ils embrasseront la culture du pays où ils se trouvent et respecteront les lois faites pour tous ceux présents sur le territoire mauricienne.

Propos recueillis par Kamlesh BHUCKORY

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