Publicité
Les prix du pétrole grimpent encore
Après un repli des cours suite à la victoire d’Hugo Chavez au référendum de dimanche dernier, le prix du brent a atteint les 46,75 dollars à Wall Street.
Les prix du pétrole, qui ont fait une pause lundi après la victoire du président Chavez au Venezuela, sont repartis à la hausse en raison des inquiétudes sur la violence en Irak et le risque de faillite de Ioukos.
À Londres, le baril de brent pour livraison en octobre, nouveau contrat de référence, a progressé de 30 cents à 42,99 dollars. Quant au sweet light crude américain pour livraison en septembre – contrat expirant vendredi –, il a clôturé sur un nouveau record à 46,75 dollars (37,93 euros), après une hausse de 70 cents sur la séance.
La victoire d’Hugo Chavez au référendum de dimanche a certes « apaisé les craintes d’une éventuelle perturbation de la production pétrolière du Venezuela », estimée à 2,6 millions de barils par jour, a souligné Juliette Kerr, analyste du centre de recherche World Markets Research Centre. Mais « vu le manque de capacités excédentaires de production de l’Opep, l’incertitude sur l’offre de Ioukos et les attaques contre les installations pétrolières en Irak, tout signe de perturbation éventuelle de l’approvisionnement a la capacité de pousser les prix encore plus haut », explique-t-elle.
Les incertitudes sur l’issue des problèmes fiscaux que connaît Ioukos demeurent. Le géant pétrolier russe « a perdu son appel sur le recouvrement de sa dette fiscale mais d’un autre côté, les Chemins de fer ont dit qu’ils continueront à transporter le pétrole de Ioukos », poursuit-il. Et de conclure : « C’est difficile d’avoir une idée précise de ce qui se passe là-bas. »
Dans un nouveau revers judiciaire, la Cour d’arbitrage de Moscou a en effet rejeté une demande de Ioukos de suspendre le processus de recouvrement de sa dette fiscale. Le fisc russe avait commencé une vérification des impôts versés par la principale filiale du groupe, Iouganskneftegaz, pour l’année 2002, qui pourrait encore alourdir la dette fiscale de Ioukos.
« Alors que les inquiétudes sur le référendum au Venezuela et une perturbation éventuelle des exportations du pays se dissipent, le potentiel de repli des cours est limité par la persistance des problèmes en Irak », a noté pour sa part Kevin Norrish, analyste à la banque Barclays.
Depuis huit jours, les exportations par le sud de l’Irak sont réduites de moitié, à quelque 900 000 barils par jour, en raison des menaces proférées par des miliciens chiites de Moqtada Al-Sadr contre les oléoducs. Autre élément explicatif : les investisseurs étaient nerveux à la veille de la publication des estimations sur le niveau des stocks américains. Les analystes s’attendent à une baisse d’un million de barils des stocks de brut à cause des perturbations causées par les ouragans Bonnie et Charley dans le golfe du Mexique.
2004 Le Monde – avec AFP Distribué par The New York Times Syndicate
Publicité
Publicité
Les plus récents