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Les prix des denrées alimentaires restent stables au marché

27 décembre 2007, 00:00

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Les commerçants savent tout. Le panier ménager est scanné par le boucher, l?épicier, le légumier et les autres marchands de denrées alimentaires.

Ils s?accordent à dire que les gens font face à des difficultés financières ces derniers temps, quand bien même, les produits de première nécessité ne montrent pas jusqu?ici de tendance à une hausse vertigineuse sur les étalages. La rupture de stock n?est pas à craindre.

D?une manière générale, seule l?huile alimentaire a connu une hausse notable, de l?ordre de 25 %, sur les marchés. Il en est de même de tous les autres produits Tiko. «Nous avons enregistré cette augmentation à partir de Magro. Elle a eu lieu juste au lendemain des résultats des communales» a remarqué un revendeur.

La vie est dure

Cependant, la flambée n?affecte pas autant le reste des PPN, à savoir le sucre, le savon ou le riz. Ce dernier, aliment de base des Malgaches, n?a pas connu de bond ces derniers temps et il abonde même chez les détaillants habituels. «Cela fait deux mois que nous n?avons pas augmenté le prix du riz qui est de Ar 1 300 pour le riz rouge. Il en existe même plusieurs variétés», explique une commerçante aux pavillons d?Analakely.

Seulement, c?est le pouvoir d?achat de tout un chacun qui ne permet pas de satisfaire les besoins alimentaires quotidiens. «La vie est dure, si dure. Je suis contrainte de diminuer d?un «kapoaka» notre ration journalière de riz», regrette une mère de famille.

Pour la viande rouge, en l?occurrence le boeuf, le prix au kilo varie en fonction de celui des grossistes. En général, ce dernier tourne autour de Ar 3.500 à Ar 3 800. Le boucher revend la viande à Ar 4 000, selon la qualité et l?abondance auprès des éleveurs eux-mêmes.

Patrick, un boucher, craint fort une hausse prochainement puisque nous sommes actuellement en période de travail des rizières, d?après ses explications. «Ma clientèle ne formait pas une longue file aujourd?hui. Peut être qu?elle est branchée ailleurs, notamment sur les effets vestimentaires», poursuit-t-il.

Il en est de même pour la viande de porc qui attend les acheteurs sur l?étal. «Je n?arrive plus à écouler comme avant la totalité de la viande de trois porcs, même si les prix restent inchangés, soit Ar 6.000. Mais j?espère que les gens se dépêcheront lundi, la veille de la fête», se rassure Julien.

Noro HAINGO RAKOTOSEHENO

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