Publicité
Les planteurs invités à devenir actionnaires des nouveaux ?clusters? sucre
Par
Partager cet article
Les planteurs invités à devenir actionnaires des nouveaux ?clusters? sucre
Le gouvernement veut faire profiter de la réorientation de l?industrie sucrière aux petits planteurs. Ces derniers seront invités à participer, en tant qu?actionnaires, aux nouvelles filières de la canne, à savoir la production d?énergie, les distilleries et les raffineries. Le gouvernement travaille sur les modalités de cette idée et la question sera discutée avec les sociétés sucrières.
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, a fait état de cette initiative hier. Il situe cette démarche dans la transformation de l?industrie sucrière vers une industrie de la canne basée sur quatre groupes (clusters) - la fabrication du sucre et les nouvelles activités précitées.
?Nous voulons que les planteurs qui fournissent de la canne aux usines deviennent des actionnaires dans tous les quatre clusters. L?avenir de l?industrie sucrière repose sur cette nouvelle configuration. Les planteurs devront pouvoir y participer?, a expliqué le ministre. ?Je suis personnellement favorable à ce que les planteurs puissent y participer de manière directe et non à travers des mécanismes tels que le Sugar Investment Trust. Nous sommes toujours en train de travailler sur la proposition. Nous voulons que tous les partenaires bénéficient des fruits de la réforme sucrière.?
Démocratisation de l?économie
Le principe de clusters présuppose que les sous-produits de la canne seront dorénavant mieux valorisés commercialement. Les flexi factories, telles que préconisées dans la réforme sucrière, comprennent plusieurs axes dont les distilleries d?éthanol, les raffineries pour fabriquer du sucre blanc et des sucres spéciaux et les centrales thermiques pour produire de l?électricité à partir de la bagasse.
Le gouvernement ne veut pas que les petits exploitants restent en marge de ce mouvement. Les sociétés sucrières sont en train de mobiliser d?importants investissements et projettent d?en faire autant dans les années à venir dans les nouvelles filières de la canne. Les groupes sucriers ont approché la Banque européenne d?investissement (BEI) pour financer certains gros projets tels les centrales thermiques. Selon la nouvelle initiative des autorités, une
partie importante de ces financements pourrait venir des petits planteurs au moyen d?une nouvelle equity mix dans le secteur sucrier comparatif.
Le vice-Premier ministre a affirmé qu?il place cette proposition d?ouverture de l?actionnariat sucrier dans le contexte de la démocratisation de l?économie. ?Nous sommes en faveur d?un élargissement de la propriété économique?, a soutenu Rama Sithanen, avant de commenter les récents dérapages entre le gouvernement et le Joint Economic Council. Le ministre était en mission en Chine au moment de l?escalade entre les deux parties.
?Nous avons besoin de la collaboration de tout un chacun pour pouvoir favoriser l?émergence d?une nouvelle classe d?entrepreneurs. Cela ne veut nullement dire que nous devrons pénaliser les capitalistes historiques. Nous disons qu?on peut faire les deux choses à la fois. Je suis confiant que nous pouvons résoudre nos différends à travers le dialogue?, a déclaré Rama Sithanen.
?Nous sommes dans une phase de transition économique. Il y a parfois des divergences sur les moyens à employer pour atteindre les objectifs que l?on s?est fixés. Il n?y a cependant pas de divergences sur les objectifs?, dit-il.
Publicité
Publicité
Les plus récents