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Les plans de retraite enclenchés
Les option forms doivent être signés aujourd?hui. En effet, nous sommes à la date butoir fixée par les sucriers pour la signature de ces formulaires. La Mauritius Sugar Producers Association s?attend à ce qu?environ 7 000 personnes soumettent aujourd?hui leurs option forms en faveur des plans de retraite anticipée.
Il s?agit notamment du Voluntary Retirement Scheme (VRS) 2 et du Early Retirement Scheme (ERS). A la suite de leur signature, ces option forms doivent être envoyés à la Mauritius Sugar Authority (MSA) qui les dirigera ensuite vers le ministère de l?Agro-industrie qui devra alors octroyer son accord pour l?enclenchement des plans de retraite. Les procédures pour la mise en application de tout cet engrenage se précisent alors que l?échéance du 31 décembre approche.
A la suite de l?accord entre l?Etat et le sucriers, annoncé il y a deux semaines, les démarches et les réunions se sont enchaînées afin de poursuivre la réforme sucrière. L?octroi de fonds de l?Union européenne dépend de la poursuite de la Multi Annual Adaptation Strategy.
Hier, le ministère de l?Agro-industrie a annoncé avoir déjà autorisé le VRS 2 pour 516 laboureurs de la propriété de Médine. La MSA s?attend à ce que 3 500 employés des champs optent pour le VRS 2 d?ici la fin de l?année.
Si le VRS 2 concerne la majeure partie des employés des champs, l?ERS, qui implique ceux qui sont affiliés à des usines dont la fermeture n?est pas prévue, dépend d?un accord entre les employés et l?employeur.
Au ministère de l?Agro-industrie et à la MSPA, on affirme que la signature des option forms pour les plans de retraites se déroule de manière satisfaisante. Seul cheveu apparent sur la soupe : le cas des employés de Riche-en-Eau qui ont droit à un lopin de terre dans leur plan de retraite.
Après la demande de fermeture de Riche-en-Eau le 13 octobre 2006. divers sites ont été proposés dont St-Hubert, St-Hilaire, Ville-Noire et Grand- Bel-Air. «Les travailleurs les ont tous rejetés pour demander un site à Beau-Vallon, dit un communiqué de la Société Usinière du Sud (SUDS), mais on a expliqué aux travailleurs que ce terrain n?est pas disponible.»
Le site immédiatement disponible est celui de Grand-Bel-Air. Pour l?instant, un terrain d?entente n?a pas été trouvé entre employés et SUDS et cette dernière fait appel à la bonne foi.
<B>Echéance maintenue</B>
«On a toujours été ouvert au dialogue», affirme Mario Radegonde, Human Resource Manager de SUDS. Il précise que les 116 employés de Mon-Trésor ont, hier, signé leurs option forms. Arvin Boolell est aussi intervenu dans ce deadlock en rencontrant les représentants des travailleurs et ceux de la direction de l?usine.
La date butoir d?aujourd?hui ne s?applique pas aux artisans de Riche-en-Eau qui, étant des employés d?usine, ne sont pas concernés par le VRS mais par le Blueprint. Mais l?échéance du 31 décembre est maintenue.
La signature des options forms n?est qu?une étape préliminaire au VRS 2 . Le ministère de l?Agro-industrie insiste que l?application du VRS 1 avait des lacunes importantes. Un porte-parole du ministère affirme notamment qu?à juillet 2005, seuls 600 des 8 500 employés à avoir opté pour le VRS 1 avait reçu un terrain. «C?est avec beaucoup de difficultés mais aussi avec beaucoup de fierté que nous avons pu clear presque 4 000 des outstanding cases .»
Après le VRS 1, les choses n?ont pas été roses pour les ex-employés de l?industrie sucrière. L?âge peut s?avérer être un obstacle de taille. «Ma belle- mère, Loise Encamah, était laboureur à Britannia. Aujourd?hui, elle a 58 ans et ne travaille pas, raconte Ponsamy Thylamah. «En 2001 linn gaygn anviron Rs200,000 me sa inn fini. Pou gaygn so terin linn bizin atann cink an par la.»
Sous le VRS 2 les travailleurs ont droit à in lopin de terre de sept perches, une compensation, un bonus de fin d?année, des congés unused et une formation. Pour y avoir droit, l?âge minimal des femmes est de 45 ans, et de 50 pour les hommes.
Rencontre du comité «métayers»</B>
Le comité qui se penche sur le dossier ?métayers? s?est rencontré pour la première fois, hier. Il est présidé par Anand Ramkissoon, du «Food and Agricultural Research Council» et est composé de représentant de la MSA, de la MSPA, du ministre de l?Agro-industrie et des ?métayers?. Ces représentants étudient la possibilité de la vente de terrains non-stratégiques aux métayers et une révision positive des accords de bail.
<B>Fin de la campagne sucrière </B>
La campagne sucrière s?est terminée la semaine dernière. 2007 n?a pas été une bonne année en termes de récolte. Selon les dernières estimations, la production devrait se chiffrer à 440 000 tonnes. Au 8 décembre, elle était à 431, 304 tonnes, ce qui laisse présager que la production totale sera légèrement en dessous des prédictions. Ces cinq dernières années, le taux moyen de production était de 531 000 tonnes de sucre pour 5 millions de tonnes de canne récoltées et un taux d?extraction de 10,59%. Cette année, la récolte n?a été que de 4,25 millions de tonnes de canne, avec un taux d?extraction de 10,35 %. «Nous bouclons une très mauvaise année. Nous savions depuis le passage du cyclone Gamède que la canne aurait besoin de conditions climatiques extrêmement favorables sur plusieurs mois, pour pouvoir se remettre. Malheureusement, cela ne s?est pas produit» souligne Jocelyn Kwok, secrétaire de la Chambre d?Agriculture. Il se montre cependant optimiste et espère que «l?engouement pour les programmes de regroupement des planteurs et d?épierrage des terres amèneront des résultats positifs dès l?année prochaine».
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