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Les pièges de la route
LA réfection de la route principale reliant Chamarel à Choisy, Baie-du-Cap et Chemin-Grenier se fera par étapes. C?est ce qu?a confirmé un officier de la Road Development Authority. Cette route, très fréquentée par des touristes et desservie par des autobus de la Corporation nationale du transport et la Perle de la Savanne, est dans un état qui ne fait pas honneur au pays.
Cette voie d?environ 7 kilomètres, est envahie par une boue épaisse après chaque averse. En outre, des nids-de-poule la rendent impraticable. Des véhicules qui l?empruntent font souvent demi-tour pour ne pas s?embourber. Selon l?officier de la RDA depuis deux ans, elle est réparée ?par étapes? selon le budget qui lui est alloué.
Pour l?année financière 2002, environ un kilomètre de route a été bitumé et l?année suivante, la RDA a réparé trois autres kilomètres. Tout récemment, 500 mètres supplémentaires ont été retapés. Il reste encore quatre kilomètres de route en piteux état à remettre à neuf.
Toujours selon l?officier de la RDA, c?est le manque de fonds qui empêche la réfection totale de cette route. Les quatre kilomètres restants coûteront environ Rs 10 millions soit Rs 2,5 millions par kilomètre. La RDA inscrira cette somme dans son prochain budget mais la question est de savoir si elle sera déboursée. Au cas contraire, les travaux se feront comme d?habitude, par étapes.
Les habitants de Chamarel ne l?entendent pas de cette oreille. Rico L?Intelligent, conseiller du village et porte-parole des habitants, dit son étonnement que les autorités n?arrivent pas à réparer quelques kilomètres de route alors que dans l?Est du pays, elles prévoient une autoroute qui coûtera environ Rs 700 millions. ?Je croise souvent des touristes qui vont à Chamarel. Comme conseiller et surtout en tant que Mauricien, j?ai honte parce que cette route est un eye sore?, explique le conseiller. Celui-ci demande, ironiquement, s?il faut une élection partielle à Rivière-Noire pour qu?elle soit réparée une fois pour toutes. La semaine dernière, dit-il, des autobus ont préféré prendre une autre route pénalisant ainsi les habitants de Chamarel.
Ravin Jugurnath, propriétaire d?autobus, dont les véhicules empruntent cette roue quatre fois par jour, souhaite qu?elle soit réparée la plus vite possible. ?Nous sommes obligés de travailler malgré le mauvais état du chemin. Nos autobus en pâtissent?, déclare-t-il.
Le ministre Alan Ganoo, député de la circonscription, affirme avoir soulevé le problème avec la RDA, le conseil de l?Ouest et le ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo pour que le nécessaire soit fait. Il confirme que c?est un problème de fond qui retarde la construction de cette route. ?Ils ont déjà fait quatre kilomètres. C?est grâce aux pressions des députés qu?ils l?ont fait. Il reste encore quatre kilomètres?, déclare le député-ministre. Il admet que cette route est dans un état déplorable.
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