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Les petits ennuis du nouveau centre de désintoxication de Beau-Bassin
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Les petits ennuis du nouveau centre de désintoxication de Beau-Bassin
Louable initiative que celle entreprise par les ministères de la Sécurité sociale et de la Santé au profit des toxicomanes. Un centre spécifique vient d?ouvrir ses portes à l?hôpital psychiatrique Brown Séquard, Beau-Bassin. Malheureusement, le premier groupe de patients a été confronté à un manque de médicaments et à un problème d?eau.
« Nous avons manqué de tricodéine solco, un substitut qui permet de compenser le manque dû au sevrage. La codéïne phosphate qu?on leur a donnée ne l?a pas compensé. Les drogués ont été sujets au somnambulisme », explique un proche des toxicomanes.
Dans sa réponse, Anouchka Saddul, l?attachée de presse du ministère de la Santé, indique qu?il « n?y a pas eu de manque de tricodéïne solco en tant que tel. Le ministère a choisi d?utiliser la codéïne phosphate car c?est un équivalent. Il était déjà disponible en stock. Valeur du jour, le ministère a déjà procédé à l?acquisition de tricodéïne solco. La livraison est attendue sous peu ».
Le ministère précise que la codéïne phosphate est un aussi bon produit que la tricodéïne solco. « Son efficacité a été prouvée dans le passé. Il a été utilisé de 1986 à 1997 au National Centre for the Rehabilitation of Drug Addicts. Cependant, il existe une perception chez les toxicomanes que la tricodéïne est meilleure. La codéïne phosphate a comme effet la diminution des symptômes de manque qui se résument à l?angoisse et à l?inconfort. »
Les plaintes font également état d?un problème d?eau. « La fourniture en eau est constante », assure Anouchka Saddul. « Cependant, il arrive que la pression baisse par moments. À la suite de la demande des patients pour une plus grande quantité d?eau, un réservoir est en train d?être installé. »
Outre ces problèmes, les toxicomanes n?ont pas reçu de fruits comme cela est prescrit dans leur programme alimentaire. « Les fruits sont distribués aux patients tous les jours. Cependant le 10 mars, le fournisseur a livré des fruits qui n?étaient pas conformes aux spécifications du contrat. Ces fruits ont été réexpédiés vers celui-ci. C?est la raison pour laquelle, les fruits n?ont pas été servis à l?heure des repas ce jour-là. »
Le centre de désintoxication de l?hôpital psychiatrique est géré conjointement par une équipe du ministère de la Santé et du personnel de la Natresa, organisme chargé de mettre en place des programmes de réhabilitation des drogués. L?équipe se compose de huit personnes dont un psychiatre, un médecin généraliste, un chef infirmier, deux infirmiers, un aide-soignant et deux domestiques. Le deuxième groupe a été admis mercredi.
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